Les membres du bloc de la "Modération nationale" réunis ce mardi 19 novembre au Parlement. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak
Le bloc parlementaire de la « Modération Nationale », majoritairement composé de sunnites ex-haririens, a présenté mardi trois propositions de loi revêtues du caractère de double urgence au Parlement, dont l'une porte sur la prorogation du mandat du commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, pour une année supplémentaire.
« La première proposition concerne la prorogation des mandats des chefs des forces de sécurité militaires, à savoir le commandant de l'armée, le directeur général des Forces de sécurité intérieure et le directeur général de la Sûreté générale », a déclaré le député Abdelaziz Samad, membre du bloc, dans un communiqué du groupe cité par notre correspondant Michel Hallak. La deuxième proposition « vise à réduire la durée de la peine de prison à six mois pour alléger la surpopulation carcérale ». La troisième concerne la facilitation des travaux de construction, notamment pour la reconstruction des bâtiments endommagés par les agressions israéliennes au Liban, a détaillé le député Samad, espérant que le bureau du Parlement « étudiera ces lois et les adoptera lors de la prochaine session législative ».
Le 28 octobre dernier, le numéro deux des Forces Libanaises, Georges Adwan, avait déjà présenté une proposition de loi pour la prorogation d’un an du mandat de Joseph Aoun, qui expire le 10 janvier 2025. Confiantes que tous les protagonistes sont convaincus qu’on ne change pas de généraux en pleine guerre, les FL pariaient sur des tractations de dernière minute pour présenter un texte qui prorogerait le mandat de tous les chefs des appareils de sécurité, comme ce fut le cas en décembre 2023.
De fait, en dépit de l’opposition du CPL et de l'opposition personnelle de Gebran Bassil à Joseph Aoun, le mandat du commandant en chef de l'armée avait été prorogé fin 2023, avec l'approbation notamment du tandem chiite Amal-Hezbollah, en raison de ce qui était encore à ce moment-là « une crainte » quant à une guerre totale au Liban.



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