Ali Akbar Vélayati, principal conseiller du guide suprême iranien. Photo d'archives AFP / ATTA KENARE
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche n'aura « aucun impact » sur la politique étrangère de l'Iran et en particulier ses liens avec la Chine, a affirmé Ali Akbar Vélayati, principal conseiller du guide suprême iranien. La Chine est le plus grand partenaire commercial de l'Iran et l'un des principaux acheteurs de son pétrole sous sanctions.
M. Vélayati, longtemps ministre des Affaires étrangères (1981-1997) et personnage clé du système politique iranien, conseille l'ayatollah Ali Khamenei sur les questions de politique extérieure.
« L'investiture de Trump n'aura aucun impact sur la politique étrangère de la République islamique d'Iran, en particulier ses liens avec la Chine », a-t-il indiqué à l'ambassadeur de Chine à Téhéran, Cong Peiwu, selon des propos rapportés dimanche par l'agence locale Isna. La date de l'entretien n'a pas été précisée. « L'Iran et la Chine entretiennent depuis longtemps des relations culturelles et historiques étroites et cordiales, et elles ont de nombreux effets positifs l'une sur l'autre », a-t-il souligné.
M. Trump a nommé mercredi Marco Rubio à la tête de la diplomatie américaine, un politique réputé hostile à la Chine et à l'Iran.
Donald Trump a été, durant son premier mandat (2017-2021), l'artisan d'une politique dite de « pression maximale » à l'encontre de l'Iran et a rétabli de lourdes sanctions, notamment contre le secteur pétrolier.
« Nous n'avons aucune inquiétude pour nos ventes de pétrole » après le retour en janvier de Donald Trump à la présidence américaine, a assuré mercredi le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, interrogé sur le sujet par les médias locaux.
Les sanctions compliquent les efforts déployés par Pékin pour associer Téhéran à son vaste projet d'infrastructures des Nouvelles routes de la soie.
La Chine a signé en 2021 avec l'Iran un vaste accord stratégique d'une durée de 25 ans. Ce grand partenariat couvre des domaines aussi variés que l'énergie, la sécurité, les infrastructures et les communications.
La Chine « soutiendra » l'Iran et ce « quelle que soit l'évolution de la situation internationale et régionale », a assuré en septembre le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, lors d'une rencontre avec le président iranien, Massoud Pezeshkian, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.


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