Donald Trump serrant la main de l'élue républicaine de New York Elise Stefanik, lors d'un événement électoral à Concord, dans le New Hampshire, le 19 janvier 2024. Photo AFP / TIMOTHY A. CLARY
Le président élu Donald Trump a annoncé avoir proposé à la députée républicaine Elise Stefanik le poste d'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, dans des déclarations aux médias américains dimanche en fin de journée.
« J'ai l'honneur de nommer la Présidente Elise Stefanik pour servir dans mon gouvernement comme ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies. Elise est une incroyablement forte, tenace et intelligente combattante de l'Amérique », a déclaré M. Trump dans un communiqué au New York Post.
Mme Stefanik a confirmé qu'elle acceptait le poste dans une déclaration au journal, se disant « réellement honorée ». « Lors de ma conversation avec le président Trump, j'ai dit combien j'étais profondément honorée d'accepter sa nomination et mon impatience à obtenir le soutien de mes collègues du Sénat des États-Unis », a-t-elle déclaré.
La nomination de Mme Stefanik a aussi été rapportée par CNN qui a cité deux sources anonymes.
Députée pro-israélienne du Congrès, l’élue républicaine avait mené l’interrogatoire, lors d'une audition parlementaire sur la lutte contre l'antisémitisme sur les campus américains en décembre 2023, de Claudine Gay, présidente de la prestigieuse université américaine de Harvard. Elle avait alors assimilé les appels de certains étudiants à l’« Intifada » à une incitation à « un génocide contre les juifs en Israël et dans le monde » et demandé à Mme Gay, dans une question dont la réponse ambiguë avait beaucoup fait réagir, si « appeler au génocide des juifs violait le règlement sur le harcèlement à Harvard ». La républicaine avait ensuite qualifié l’annonce de la démission de Mme Gay le 3 janvier de « très tardive », assurant qu'il s'agissait du « début de ce qui constituera le plus grand scandale de toute université dans l'histoire ».
Au mois de mai dernier, elle s’adressait à la Knesset, le Parlement israélien, pour fustiger la menace du président Joe Biden de suspendre une livraison d’armes à Israël en amont de l’offensive sur la ville de Rafah, déclarant que l’Amérique pourrait être confrontée à son propre « 7 octobre » si Israël ne bénéficiait pas des armes nécessaires pour « remporter une victoire totale ».


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