Mohammad Mortada, ministre sortant libanais de la Culture. Photo ANI
Le ministre sortant libanais de la Culture Mohammad Mortada a déclaré dimanche à la chaîne al-Mayadeen, proche de la Syrie et de l'Iran, que pour le mouvement Amal et le Hezbollah l’armée libanaise est « la gardienne de l’unité nationale et la protectrice de la paix civile ».
Ces propos du ministre interviennent après que des personnalités pro-Hezbollah et le quotidien al-Akhbar ont critiqué l’institution militaire à la suite de l’enlèvement à Batroun par l'armée israélienne d'un capitaine de marine. Ils ont notamment demandé à l’armée libanaise de clarifier comment elle n’a pas su empêcher cette opération, alors que celle-ci a diligenté une enquête et fourni des explications sur l'incident.
Mohammad Mortada a précisé que « la vision du Hezbollah et du mouvement Amal concernant l’armée libanaise est celle de tout Libanais honorable, qui considère que l’armée est la gardienne de l’unité nationale et la protectrice de la paix civile. Il s’agit d’une conviction profonde issue du pacte national, et non d’un simple slogan de circonstance que l’on répète ».
Le ministre s'est néanmoins interrogé : « Est-ce que l’excès d’attachement manifesté par de nombreuses personnes, au Liban comme à l’étranger, envers l’armée libanaise ces jours-ci relève vraiment d’un soutien sincère à l’institution militaire et d’une foi en son rôle dans les domaines mentionnés ? Ces personnes, en particulier les puissances étrangères, croient-elles vraiment, et surtout, permettent-elles que l’armée soit dotée de toutes les capacités nécessaires pour dissuader l’ennemi sioniste et contrecarrer ses ambitions expansionnistes au Liban ? ».
« Que Dieu protège notre armée et lui donne la capacité et la sagesse de prévenir les conflits internes qui se préparent pour le Liban », a conclu M. Mortada.
Depuis octobre 2023, le Hezbollah et Israël sont engagés dans une guerre d’usure devenue totale depuis le 23 septembre 2024 et le lancement par l'armée israélienne d'une offensive massive contre le Liban. Le renforcement de l’armée libanaise et son déploiement dans le Sud est l'un des éléments-clés de tout éventuel accord de cessez-le-feu.


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