Le Palais de justice de Beyrouth. Photo P.H.B.
Représenté par son avocat Marc Habka, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé a interjeté appel mardi devant la chambre d’accusation de Beyrouth contre la décision prise la semaine dernière par le premier juge d’instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, de rejeter sa seconde demande de remise en liberté présentée il y a une douzaine de jours. Le mois dernier, Riad Salamé avait en effet soumis une première demande en ce sens au juge Halaoui qui l’avait alors refusée.
Ce dernier avait émis, le 9 septembre, un mandat d’arrêt contre l’ancien gouverneur après des poursuites engagées par le procureur général par intérim près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, qui avait mis Riad Salamé en détention provisoire dès le 3 septembre. Ces deux mesures judiciaires ont été prises en raison de malversations présumées commises dans le cadre de transactions autour de bons du Trésor entre la BDL et la société financière Optimum Invest en 2015 et 2016. Des malversations présumées que les deux parties nient avoir commises.
Prochaine audience, le 5 novembre
En parallèle, Bilal Halaoui a tenu mardi une séance lors de laquelle le bureau de l’ancien ministre de la Justice, Me Ibrahim Najjar, avocat de la BDL, lui a présenté une autorisation du bâtonnier de Beyrouth, Fadi Masri, de se porter partie civile contre deux avocats concernés par l’affaire, Micky Tuéni et Marwan Issa el-Khoury. Le bâtonnier avait satisfait, il y a une dizaine de jours, une demande en ce sens de Me Najjar. Selon la règle, les avocats qui veulent porter plainte contre des confrères doivent en être autorisés par le bâtonnier.
Lors de l’audience, MM. Tuéni et Issa el-Khoury étaient représentés par leurs avocats qui ont demandé un délai pour soulever devant le juge des fins de non-recevoir. La prochaine audience a été fixée au 5 novembre.
Au cours de la même séance, Bilal Halaoui a également décidé de faire parvenir au conseil de l’ordre des avocats une demande d’autoriser la chef du contentieux de l’État, Hèlène Iskandar, à porter plainte contre MM. Tuéni et Issa el-Khoury. Mme Iskandar avait fait au juge Halaoui une requête écrite de se joindre aux poursuites contre eux.
Interrogé par L’Orient-Le Jour, un haut magistrat ayant requis l’anonymat se demande néanmoins pourquoi le conseil de l’ordre serait compétent pour accorder cette autorisation alors que Mme Iskandar est une magistrate chargée de défendre les intérêts de l’État et non un membre du barreau comme le sont les avocats du bureau de Me Najjar. Par ailleurs, ajoute le juge interrogé, « le conseil de l’ordre avait autorisé le parquet financier à poursuivre MM. Tuéni et Issa el-Khoury pour les actes qui leur sont reprochés ». « Cette autorisation est donnée pour ces actes de manière objective, abstraction faite de toute partie qui réclame des poursuites contre leurs auteurs présumés », explicite-t-il.
A ce jour, la chef du contentieux de l’État n’a pu participer à aucune des auditions que le juge Halaoui tient depuis le 9 septembre dans cette affaire. Elle avait demandé, dès le 5 septembre, à se joindre au dossier de poursuites ouvert par le parquet en se portant partie civile. M. Halaoui avait refusé, notamment parce qu’elle n’avait pas prouvé sa qualité et ne lui avait pas soumis une autorisation du ministre compétent, à savoir le ministre sortant des Finances, Youssef Khalil. Mme Iskandar avait contesté sa décision devant la chambre d’accusation de Beyrouth, laquelle a rejeté son appel en la forme, au motif que le juge a exprimé son refus oralement et non par écrit.



Il veulent relacher Riad Salame ? Ils feraient mieux de l'envoyer a Roumie plutot que de l'heberger dans les locaux luxueux au dernier etage de de la direction des FSI. Et d'y envoyer aussi quelques crapules bancaires lui tenir compagnie, par la meme occasion. C'est la leur vraie place tant que les epargnants Libanais n'auront pas ete entierement rembourses.
11 h 23, le 30 octobre 2024