Dans cette photo prise de la chaîne al-Manar, le nouveau secrétaire général du Hezbollah, alors adjoint, prononçait un discours dans un lieu non divulgué, le 15 octobre 2024. Photo AFP
Quelques heures à peine après l’élection de Naïm Kassem comme secrétaire général du Hezbollah, un mois après l’assassinat de son prédécesseur Hassan Nasrallah, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a publié sa photo sur son compte X, avec le message suivant : « Une nomination temporaire… pas pour longtemps ».
Cette énigmatique phrase sonne comme une menace de mort à l’encontre du nouveau chef du parti chiite, engagé dans une guerre contre Israël depuis le 8 octobre 2023, d’autant plus que l’assassinat de Hassan Nasrallah le 27 septembre a été suivi peu après de celui de son successeur pressenti, Hachem Safieddine, le 3 octobre. Les deux ont trouvé la mort lors de raids israéliens d’une rare violence qui avaient rasé des immeubles entiers dans la banlieue-sud de Beyrouth, au-dessus des bunkers où ils étaient réunis avec d’autres membres du Hezbollah.
Le tweet de Yoav Gallant a suivi celui d’Eli Cohen, ministre israélien de l’Energie, qui, dans la même veine, déclarait que « toute personne à la tête (de ce) parti risque d’être la cible d'un assassinat ». Ces propos ont été relayés dans les médias israéliens et repris par leurs confrères libanais.
Depuis le 8 octobre 2023, Israël a assassiné un très grand nombre de responsables militaires du parti, poursuit ses bombardements quotidiens dans plusieurs régions libanaises, et a entamé une offensive terrestre au Liban-Sud qui n’a pas réussi à empêcher les attaques quotidiennes menées par l’aile militaire du Hezbollah contre le nord israélien, avec des missiles et des drones.
Depuis la mort brutale de Nasrallah, Naïm Kassem, qui était jusqu’à mardi matin secrétaire général adjoint du Hezbollah, a prononcé trois discours pré-enregistrés, diffusés par la télévision du parti, al-Manar.


Son supérieur avait pris les menaces à la légère en se croyant à l’abri dans son bunker des km sous terre, et le voilà disparu. Que va faire Kassem pour échapper à son triste sort, maintenant que les sous terrains son a porté des israéliens? Même l’Iran s’avère incertain pour s’y cacher. Ne lui reste que le renoncement à l’alliance avec les mollahs pour sauver aussi bien sa peau que son pays et par la même occasion la face de ses combattants qui combattent pour une cause perdue d’avance. Le Liban ne veut plus de leur domination et fera de tout pour les faire plier.
10 h 45, le 30 octobre 2024