Des membres de la Confédération paysanne agitent des drapeaux lors d'une action de protestation à l'usine de lait du géant Lactalis à Retiers, dans l'ouest de la France, le 18 octobre 2024. Photo AFP / DAMIEN MEYER
Moins d'un an après la fronde massive des agriculteurs français, qui a tenu le pays en haleine pendant plusieurs semaines, les syndicats majoritaires du secteur ont appelé mardi à une nouvelle mobilisation nationale à partir de mi-novembre. Cet appel intervient sur fond de négociations d'un accord de libre-échange UE-Mercosur et de mobilisations en cours, selon les syndicats.
L'alliance syndicale agricole majoritaire formée par la FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA), qui a notamment organisé des blocages d'autoroutes en début d'année, a décidé d'"une action nationale qui prendra effet à partir de la mi-novembre", a déclaré le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, lors d'une conférence de presse, sans donner de date précise. Son homologue des Jeunes Agriculteurs, Pierrick Horel, a estimé que cette mobilisation pourra servir à "remettre un petit peu de pression dans le tube pour arriver au bout de ce qu'on demande".
Ces formations entendent notamment obtenir de la "clarté" sur leur demande de prêts garantis par l'Etat, à taux réduit, pour les agriculteurs à court de trésorerie. Mais le sujet qui a fait "déborder le vase", selon M. Horel, est la crainte des organisations agricoles de voir les discussions sur un accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay et Bolivie) approcher d'une conclusion.
"L'accord ouvrirait la porte à 99.000 tonnes de viandes bovines, à 180.000 tonnes de viandes de volaille, à l'équivalent de 3,4 millions de tonnes de maïs, à 180.000 tonnes de sucre", s'étaient alarmés les deux syndicats le 18 octobre, dans un communiqué.
Le texte pointait du doigt une "absence de réciprocité concernant les conditions de production" de part et d'autre de l'océan Atlantique, appelant le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Michel Barnier à "mettre définitivement fin" aux discussions. La semaine dernière, le chef de l'Etat a une nouvelle fois répété qu'à ses yeux l'accord avec le Mercosur n'était pas acceptable "en l'état".
Mardi, dans un communiqué commun, sept organisations agricoles européennes ont qualifié de "provocation" l'idée d'un fonds d'indemnisation pour les agriculteurs, sur laquelle serait en train de plancher la Commission européenne selon le média Politico. En France, la situation sur le terrain est potentiellement plus explosive qu'il y a un an.
Après une campagne marquée par des pluies quasi incessantes, le pays a connu sa pire récolte de blé en 40 ans, des pertes considérables dans les vignobles, un regain d'épidémies animales et les semis de blé d'hiver pourraient être menacés si les sols restent gorgés d'eau.
Moins d'un an après la fronde massive des agriculteurs français, qui a tenu le pays en haleine pendant plusieurs semaines, les syndicats majoritaires du secteur ont appelé mardi à une nouvelle mobilisation nationale à partir de mi-novembre. Cet appel intervient sur fond de négociations d'un accord de libre-échange UE-Mercosur et de mobilisations en cours, selon les syndicats.
L'alliance syndicale agricole majoritaire formée par la FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA), qui a notamment organisé des blocages d'autoroutes en début d'année, a décidé d'"une action nationale qui prendra effet à partir de la mi-novembre", a déclaré le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, lors d'une conférence de presse, sans donner de date précise. Son homologue des Jeunes Agriculteurs, Pierrick...


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