Le président américain Joe Biden (à gauche) et le président allemand Frank-Walter Steinmeier réagissent en se serrant la main au palais présidentiel de Bellevue, à Berlin, le 18 octobre 2024. Photo AFP ou concédants de licence/RALF HIRSCHBERGER
La mort du chef du Hamas, Yahya Sinouar, ouvre l'opportunité « d'un chemin vers la paix » au Proche-Orient et d'un « meilleur avenir à Gaza, sans le Hamas », a dit vendredi Joe Biden, en visite à Berlin. « La mort du chef du Hamas représente un moment de justice », a encore déclaré le président américain aux côtés du chancelier Olaf Scholz.
Yahya Sinouar, considéré comme l'architecte du 7-Octobre, a « le sang des Américains et des Israéliens, des Palestiniens et des Allemands et de tant d'autres sur ses mains », a-t-il poursuivi.
Avec l'élimination par Israël du dirigeant du mouvement islamiste palestinien « s'ouvre, espérons-le, la perspective » d'un cessez-le-feu à Gaza et celle d'un « accord sur la libération des otages » détenus depuis l'attaque sanglante du Hamas contre Israël e 7 octobre 2023, a déclaré de son côté le chancelier allemand devant la presse, avant d'avoir un entretien en tête à tête avec M. Biden.
Israël a annoncé jeudi que le chef du Hamas Yahya Sinouar avait été tué lors d'une opération à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
Cet activiste radical de 61 ans dirigeait depuis 2017 le mouvement islamiste palestinien à Gaza, avant d'être nommé début août chef politique du Hamas après la mort d'Ismaïl Haniyeh, tué à Téhéran le 31 juillet dans une attaque imputée à Israël.
Le président américain, qui a renoncé à briguer un second mandat aux élections américaines du 5 novembre, effectue vendredi une visite d'adieu en Allemagne, chez l'un des plus fidèles alliés des Etats-Unis en Europe.
Il rencontrera aussi aux côtés d'Olaf Scholz le chef de l'Etat français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer pour une réunion à quatre, avec au menu le Proche-Orient et la guerre en Ukraine.
A cet égard, le démocrate de 81 ans a appelé les alliés de l'Otan à « maintenir leur soutien » à l'Ukraine jusqu'à ce que ce pays obtienne « une paix juste et durable » face à l'agresseur russe.
L'alliance ne peut pas « relâcher ses efforts » à l'approche « d'un hiver très difficile », a-t-il plaidé, à un moment où Kiev est en recul sur le front oriental et subit les bombardements incessanst de l'artilleries russe.


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