Un homme sur une moto regarde un bâtiment qui a été détruit lors d'une frappe aérienne israélienne qui a ciblé le village de Zeita dans le sud du pays un jour plus tôt, le 14 octobre 2024. Mahmoud Zayyat/AFP
Le ministère des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a annoncé mercredi que le Liban avait déposé une nouvelle plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York concernant « l'agression israélienne contre le Liban durant la période du 3 au 14 octobre ».
Il s'agit de la deuxième plainte déposée cette semaine par la mission permanente du Liban à l'ONU, et sa troisième depuis la mi-septembre et le début de l'escalade israélienne. Lundi, une plainte concernant les effets de l'agression israélienne sur le secteur éducatif au Liban avait déjà été soumise au Conseil de sécurité.
« Violation continue de la souveraineté du Liban »
Selon la déclaration du ministère publiée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le Liban a condamné « les frappes aériennes surprises d'Israël dans les villes, les villages et les quartiers peuplés, au mépris de la vie des civils » ainsi que « la violation continue par Israël de sa souveraineté par mer, terre et air, et le fait qu'il ait pris pour cible des postes de l'armée libanaise, des ambulances et des organisations de secours, ainsi que des civils ne participant pas aux hostilités, en bombardant sans discernement des villes et des villages ».
Le ministère a donné des exemples d'incidents spécifiques pour étayer sa plainte, mentionnant des frappes aériennes israéliennes meurtrières sur le village d'Aïto, dans le caza de Zghorta, au Liban-nord, les quartiers de Noueiri et Ras al-Nabeh dans le centre de Beyrouth, le ciblage de stations de transfert d'eau dans le sud du Liban, le passage frontalier de Masnaa, les environs du temple de Baalbeck et le souk historique de Nabatiyé, dont la municipalité a été ciblée ce mercredi, tuant au moins cinq personnes, dont le président de la municipalité, Ahmad Kahil.
« Israël tente, par la force et des moyens militaires hostiles, d'imposer sa vision de la sécurité dans la région contre la souveraineté, la sécurité et la sûreté des pays et des peuples de la région, en utilisant des affirmations qui ne reposent sur aucune preuve pour prouver le récit qu'il adopte, en particulier en ce qui concerne sa revendication d'autodéfense », peut-on lire dans la déclaration.
En outre, le Liban a demandé au Conseil de sécurité de condamner « l'agression israélienne généralisée et continue contre le Liban et son peuple, ainsi que l'invasion terrestre de son territoire » et a réitéré son appel au Conseil pour « contraindre Israël à appliquer pleinement la résolution 1701 du Conseil de sécurité en cessant immédiatement les hostilités et en se retirant immédiatement de tous les territoires libanais ».
Depuis le début du conflit entre le Hezbollah et Israël il y a plus d'un an, l'armée israélienne a tué plus de 2 350 personnes au Liban.


