Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d'une réunion des ministres des AE des BRICS à New Delhi, le 14 mai 2026. Photo Arun SANKAR / AFP
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dit vendredi à New Delhi avoir « reçu des messages » de Washington en faveur de la reprise des négociations pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, ajoutant être ouvert à une aide de Pékin.
« Nous avons de nouveau reçu des messages de la part des Américains indiquant qu'ils sont disposés à poursuivre les discussions et à maintenir les contacts », a affirmé M. Araghchi à la presse depuis la capitale de l'Inde, où il participe depuis la veille à une réunion des Brics, bloc diplomatique de dix Etats non occidentaux. Le chef de la diplomatie iranienne a fait cette déclaration au lendemain de propos du président américain Donald Trump selon lesquels le président chinois Xi Jinping avait proposé l'aide de son pays pour rouvrir le détroit d'Ormuz. « Nous apprécions tout pays qui a la capacité d'aider, en particulier la Chine », a souligné Abbas Araghchi. « Nous entretenons de très bonnes relations avec la Chine, nous sommes des partenaires stratégiques et nous savons que (les) Chinois ont de bonnes intentions. Toute initiative de leur part susceptible de soutenir la diplomatie serait donc la bienvenue pour la République islamique », a-t-il ajouté.
La Chine a déclaré vendredi oeuvrer, depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, à mettre fin au conflit. « Il n'y a aucune raison de poursuivre ce conflit qui n'aurait jamais dû avoir lieu », a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères à l'AFP. « Trouver rapidement une voie pour résoudre la situation est dans l'intérêt non seulement des Etats-Unis et de l'Iran, mais aussi des pays de la région et du reste du monde ».
Jusqu'à présent, le Pakistan a été le principal médiateur entre Washington et Téhéran.
« Le processus de médiation mené par le Pakistan n'a pas encore échoué, mais il suit une voie très difficile, surtout à cause du comportement des Américains et de la méfiance qui existe entre nous », a estimé M. Araghchi.
Donald Trump avait fustigé le 10 mai la réponse apportée par Téhéran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant « totalement inacceptable ».

