Un bateau des garde-côtes s’approche du transporteur indien de gaz de pétrole liquéfié (GPL) Shivalik alors qu’il arrive au port de Mundra via le détroit d’Ormuz, dans le contexte du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, dans l’État du Gujarat, en Inde, le 16 mars 2026. Photo REUTERS/Amit Dave
Des débris d'un cargo exploité par un armateur sud-coréen et endommagé lors d'une attaque dans le détroit d'Ormuz sont arrivés vendredi en Corée du Sud pour y être analysés, a annoncé le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.
La détroit est pratiquement fermé au trafic maritime depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran fin février, Téhéran ayant répliqué par des attaques à travers le Moyen-Orient et en bloquant le détroit, ce qui a ébranlé les marchés énergétiques mondiaux.
Le HMM Namu, battant pavillon panaméen et exploité par l’armateur sud-coréen HMM Co, a été frappé par « deux appareils non identifiés » le 4 mai, touchant la plaque extérieure du ballast tribord près de la poupe et déclenchant un incendie, a indiqué dimanche la Corée du Sud, qui soupçonne l'Iran d'être l'auteure de l'attaque.
Le navire était arrivé à Dubaï la semaine dernière, et vendredi ses débris « sont arrivés en Corée du Sud par voie aérienne à la suite de consultations avec le gouvernement des Émirats arabes unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères de Séoul dans un communiqué. Les débris « doivent faire l'objet d« analyses détaillées par un organisme spécialisé », a-t-il ajouté.
Séoul n'a pas précisé quel type d'appareil avait été impliqué dans l'attaque, indiquant seulement qu'ils « ont été captés par des images de vidéosurveillance, mais qu'il existe des limites à l'identification du type exact, du lieu de lancement et de la taille physique » des appareils en cause.
Téhéran a déjà nié toute responsabilité dans l'attaque, son ambassade à Séoul ayant publié sur son site internet une déclaration affirmant qu'elle « rejette fermement et nie catégoriquement toute allégation concernant l'implication » de ses forces.
Un haut responsable du gouvernement sud-coréen a cependant déclaré aux médias locaux cette semaine qu'il était « peu probable que l’entité (auteure de l’attaque) soit autre que l'Iran ». Séoul a fermement condamné l’attaque, affirmant sa volonté d'identifier l'auteur de l'attaque au travers une enquête approfondie.
Quatrième économie d’Asie, la Corée du Sud dépend fortement des importations de carburant en provenance du Moyen-Orient, dont la majeure partie transitait par le détroit d’Ormuz avant son blocage. La Corée du Sud, important producteur et raffineur de pétrochimie, a depuis instauré un plafonnement des prix du carburant pour la première fois depuis près de 30 ans.

