Face au risque de guerre régionale, la Turquie prête à se réconcilier avec les Kurdes ?
Ankara semble préparer le terrain à une reprise du dialogue avec la communauté kurde, en tendant la main à la troisième force politique du pays, longtemps marginalisée.
Le chef du Parti du mouvement nationaliste de Turquie (MHP), Devlet Bahceli, s'exprimant à une réunion du groupe de son parti à la Grande Assemblée nationale de Turquie, à Ankara, le 14 janvier 2020. Photo Adem ALTAN/AFP
C’est une main tendue lourde en symboles et promesses. Après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a terminé son discours marquant la rentrée du Parlement le 1er octobre, son principal allié Devlet Bahçeli, s’est approché des députés pro-kurdes du parti DEM pour leur serrer la main. Un geste inédit pour le leader du Parti d’action nationaliste (MHP), formation ultra nationaliste qui compose la majorité présidentielle, très véhémente à l’égard de la troisième force politique du pays, accusée d’être l’émanation politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Une entité considérée comme terroriste par Ankara. « Nous entrons dans une nouvelle période. Si nous cherchons la paix dans le monde, nous devons d'abord établir la paix dans notre propre pays », a expliqué Devlet Bahçeli, en réponse aux questions des journalistes. Un...
C’est une main tendue lourde en symboles et promesses. Après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a terminé son discours marquant la rentrée du Parlement le 1er octobre, son principal allié Devlet Bahçeli, s’est approché des députés pro-kurdes du parti DEM pour leur serrer la main. Un geste inédit pour le leader du Parti d’action nationaliste (MHP), formation ultra nationaliste qui compose la majorité présidentielle, très véhémente à l’égard de la troisième force politique du pays, accusée d’être l’émanation politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Une entité considérée comme terroriste par Ankara. « Nous entrons dans une nouvelle période. Si nous cherchons la paix dans le monde, nous devons d'abord établir la paix dans notre propre pays », a expliqué Devlet Bahçeli, en...
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Erdogan semble s'être rendu compte que sa politique agressive ne porte pas de fruits surtout que les occidentaux ne rigolent plus avec les extrémismes. Il a donc compris que son pays est aussi dans le collimateur et que s'il veut tenter d'en sauver quelque chose il lui faut se calmer à commencer par le front intérieur. Je doute que la Turquie n'en n’échappe elle s’est longtemps comportée avec arrogance et devra quitter les territoires occupés de Chypre. A suivre de près.
Kurdes mefiez vous d' Erdogan !!
19 h 33, le 16 octobre 2024