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Société - Reportage

Dans un hôpital de Saïda, la vie mutilée de deux jeunes miraculées

Ayant frôlé la mort et plongé dans le coma après des bombardements israéliens le 23 septembre, Fatmeh et Batoum se réveillent dans une réalité saturée de douleur, où tous leurs repères ont disparu.

Dans un hôpital de Saïda, la vie mutilée de deux jeunes miraculées

Illustration : Jaimee Lee Haddad.

« Je suis allée voir les morts et je suis revenue. J’ai changé d’avis, je me suis dit que j’avais encore envie de vivre quelques années de plus », résume Fatmeh, avant de pouffer d’un petit rire étouffé. La jeune fille de 22 ans originaire de Aïtaroun, à la frontière sud du Liban, laisse apparaître de jolies dents sous son appareil dentaire, qui semble la gêner un peu quand elle parle. À moins que ce soit la blessure provoquée par l’éclat d’obus qui lui a transpercé la poitrine le 23 septembre dernier, bloquant les voies respiratoires et la laissant pour morte devant la maison en pierre du village de Baraachit, à 8 km au nord de Bint Jbeil, où elle avait trouvé refuge avec sa famille depuis le début des affrontements entre Israël et le Hezbollah il y a un an. « Ils ont déclaré que j’étais décédée. Mon cas était très grave. Les médecins...
« Je suis allée voir les morts et je suis revenue. J’ai changé d’avis, je me suis dit que j’avais encore envie de vivre quelques années de plus », résume Fatmeh, avant de pouffer d’un petit rire étouffé. La jeune fille de 22 ans originaire de Aïtaroun, à la frontière sud du Liban, laisse apparaître de jolies dents sous son appareil dentaire, qui semble la gêner un peu quand elle parle. À moins que ce soit la blessure provoquée par l’éclat d’obus qui lui a transpercé la poitrine le 23 septembre dernier, bloquant les voies respiratoires et la laissant pour morte devant la maison en pierre du village de Baraachit, à 8 km au nord de Bint Jbeil, où elle avait trouvé refuge avec sa famille depuis le début des affrontements entre Israël et le Hezbollah il y a un an. « Ils ont déclaré que j’étais...
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