Un hélicoptère israélien survole la région de la Galilée occidentale dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, le 13 octobre 2024. Photo Jalaa MAREY/AFP
Nouveau dimanche sous extrême tension entre Israël et le Hezbollah, marqué par des combats rapprochés dans le sud du Liban, où l'armée israélienne a intensifié ses frappes aériennes contre la formation pro-iranienne. Le parti chiite a dit combattre en fin d'après-midi « à l'arme automatique » et avec des « roquettes » des soldats israéliens dans au moins quatre villages frontaliers d'Israël, l'armée israélienne faisant elle état de « combats face à face » et de « soldats blessés » dans ses rangs.
Un autre événement s'est démarqué : une importante attaque de drone sur la base militaire de Binyamina, au sud de Haïfa, qui a fait au moins 67 blessés, selon les premiers bilans confirmés. Certains médias faisaient état de morts, mais cela n'a pas été confirmé au moment où nous publions ces lignes. Le Hezbollah a rapidement revendiqué l'attaque, indiquant avoir visé un camp d'entraînement de la brigade Golani, l'une de celles participant à l'offensive terrestre israélienne lancée fin septembre au Liban-Sud. Sur X (anciennement Twitter), plusieurs comptes ont relayé des informations non confirmées selon lesquelles le chef d'état-major israélien, Herzi Halevi, aurait été visé par cette attaque. Celle-ci, sans doute la plus importante lancée par le parti chiite contre Israël depuis le début de ses affrontements avec Israël au lendemain du déclenchement de la guerre de Gaza, a été menée peu après que le Hezbollah a diffusé un message enregistré de son défunt secrétaire général Hassan Nasrallah, assassiné par Israël dans une frappe massive sur un quartier résidentiel de la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre dernier. Il s'agissait d'un ancien message d'encouragement d'environ deux minutes, destiné aux combattants du Hezbollah, mis en scène avec des images de combats sur le terrain, soulignant la résilience et la détermination des membres du groupe face aux défis actuels. « Nous comptons sur votre présence, votre foi et votre 'jihad' pour défendre votre peuple, votre patrie, vos valeurs et votre honneur », pouvait-on notamment entendre.
Capture et Finul
Pendant la journée, trois autres événements importants sont ressortis du terrain.
L'armée israélienne a annoncé avoir capturé un « membre du Hezbollah » au Liban-Sud. « Lors d'une opération au Liban-Sud, un tunnel a été localisé sous un bâtiment, menant à une zone habitable pour des terroristes », a écrit l'armée israélienne sur X. « Des soldats ont encerclé le bâtiment et exploré le tunnel, jusqu'à un complexe souterrain situé à environ sept mètres de profondeur. L'espace souterrain faisait environ 50 mètres carrés. Un membre du Hezbollah s'y trouvait, avec des armes et de quoi y rester pour un long séjour », a-t-elle poursuivi. Ce combattant « s'est rendu et a été arrêté ». L'armée israélienne « l'a interrogé sur place, puis l'a amené dans un centre de détention » en Israël. Le Hezbollah n'a pas encore communiqué sur cette capture.
Deuxième événement : la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a fait état de plusieurs « violations graves » de l'armée israélienne contre des Casques bleus et a demandé des explications. « Tôt ce matin, les soldats de la paix présents sur une position de l'ONU à Ramiyé (caza de Bint Jbeil) ont observé trois pelotons de soldats israéliens franchir la Ligne bleue pour entrer au Liban. À 4h30, alors que les soldats de la paix se trouvaient dans les abris, deux chars Merkava ont détruit la porte principale de la position et y sont entrés de force. Ils ont demandé à plusieurs reprises que la base éteigne les lumières », détaille le communiqué de la Finul.
« À 6h40, les Casques bleus présents dans le secteur ont signalé le tir de plusieurs obus à 100 mètres plus au nord, générant une épaisse fumée. Quinze soldats de la Finul ont souffert d'irritations cutanées et de réactions gastro-intestinales après que la fumée a pénétré dans le camp », rapporte encore le texte, précisant que les soldats blessés étaient en cours de traitement. La Finul accuse enfin les soldats israéliens d'avoir bloqué samedi le passage à un convoi « logistique critique » des Casques bleus à Meis el-Jabal (Bint Jbeil). L'armée israélienne s'est défendue sommairement, assurant que ses chars fuyaient des tirs du Hezbollah et tentaient de récupérer des blessés, ajoutant que les fumées dégagées lors du second incident n'étaient pas toxiques. L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a déclaré qu'il était « incompréhensible » que les Nations unies ne déplacent pas les soldats de la paix hors des zones du Liban-Sud, et a assuré que les incidents cités faisaient l'objet d'une enquête. Pendant la même journée, le Premier ministre israélien a appelé la Finul à quitter le Liban-Sud, ce qui a aussitôt été condamné par le Premier ministre sortant Nagib Mikati.
Le troisième incident concerne l'armée libanaise, qui a accusé l'armée israélienne, dans un communiqué diffusé en fin d'après-midi sur les réseaux sociaux, d'avoir ciblé deux véhicules militaires ce dimanche, dans la localité de Borj el-Moulouk, dans le caza de Marjeyoun au Liban-Sud. Ces véhicules transportaient un bulldozer destiné à réparer les routes endommagées par les bombardements, a précisé l'armée, ajoutant que l'attaque avait blessé trois soldats. Il y a deux jours, trois soldats libanais ont été tués par des frappes israéliennes au Sud. Un autre avait été tué le 3 octobre dernier, également par un tir israélien.
16 morts au Kesrouan
Parmi les autres informations critiques de la journée, le bilan final de la frappe israélienne sur un immeuble résidentiel du village de Maaysara, dans le Kesrouan, samedi, a été publié par le ministère de la Santé. Il fait état de 16 tués et 21 blessés dans cette partie du Liban, plutôt épargnée par les bombardements depuis le 8 octobre 2023. Le nombre de morts augmente rapidement depuis l'intensification des affrontements entre le Hezbollah et Israël, avec près de 2 300 tués, tandis que 1,4 million de personnes ont fui les combats. L'Arabie saoudite a envoyé aujourd'hui son premier avion rempli d'aide, tandis que le Qatar attend son quatrième lundi. Nagib Mikati s'est rendu ce dimanche en Jordanie pour défendre le dossier libanais.
En Israël, avant l'attaque de Haïfa, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, s'est engagé à empêcher le Hezbollah de reprendre ses positions de combat le long de la frontière libanaise, même après le retrait de l'armée israélienne, tandis que l'ancien ministre israélien Benny Gantz a affirmé que « l'opération terrestre au Liban doit se poursuivre et s'étendre jusqu'à ce que les habitants du nord rentrent chez eux et n'aient plus à être évacués. » Les deux hommes s'exprimaient lors d'une visite des positions de l'armée israélienne dans le nord du pays.



Les vendus de notre nation, et sur ordre de leurs maîtres, les mollahs, ont reçu l’ordre de faire monter les enchères afin que l’Iran soit momentanément épargné. Ces idiots continuent de leur obéir au doigt et à l’œil malgré la preuve irréfutable de leur méprise envers eux. Leur communauté est en train de payer le prix fort de leur naïveté tout comme notre pays, et ils continuent de faire comme s’ils croyaient à leur idéologie de mort et de destruction plutôt que de revenir à la raison pour sauver ce qui reste. Pourquoi cette guerre? Se sont ils jamais posés la question au moins?
10 h 53, le 14 octobre 2024