L'impact de la frappe israélienne qui a ciblé une zone située non loin de l'aéroport international de Beyrouth dans la nuit de samedi à dimanche derniers. Mohammad Yassine/L'OLJ
Des représentants de l'ONU et de pays arabes ont appelé à la protection de l'aéroport de Beyrouth, vital pour l'entrée de l'aide humanitaire au Liban, situé au sud de la ville à proximité d'un bastion du Hezbollah visé par de nombreuses frappes israéliennes.
L'aéroport est pratiquement "le seul passage pour l'aide humanitaire", a déclaré mardi Lolwah Al-Khater, la ministre d'Etat qatarie chargée de la coopération internationale, affirmant que le protéger était une "nécessité absolue".
"Il est important que l'aéroport reste ouvert. Il est absolument essentiel que les ports restent ouverts. Il est également essentiel que les corridors terrestres vers le Liban restent ouverts", a affirmé Matthew Hollingworth, le directeur du Programme alimentaire mondial des Nations unies pour le Liban. "Il s'agit d'un pays qui dépend des importations pour couvrir la plupart, sinon la totalité, de ses besoins, en termes de carburant et de nourriture", a-t-il assuré mardi.
Après avoir affaibli le Hamas, dont l'attaque le 7 octobre 2023 sur le sol israélien a déclenché une offensive meurtrière dans la bande de Gaza, Israël mène désormais une guerre au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, un allié du mouvement islamiste palestinien. Lundi, une source de sécurité avait indiqué à l'AFP que l'aviation israélienne avait mené une frappe près de l'aéroport international et les Etats-Unis avaient mis en garde Israël contre toute atteinte à cette installation. L'aéroport a reçu une multitude de cargaisons d'aide depuis l'étranger, notamment de France et du Qatar. Il a également servi de plaque tournante pour l'évacuation des ressortissants étrangers et libanais fuyant les bombardements.
L'aéroport doit être protégé et traité comme "un couloir humanitaire", a déclaré Mme Khater lors d'une conférence de presse à Beyrouth, en annonçant la mise en place d'un pont aérien humanitaire depuis le Qatar. Le ministre libanais des Transports, Ali Hamié, a affirmé mardi à l'AFP n'avoir obtenu que "des engagements" et aucune "garantie" ferme qu'Israël ne bombarderait pas l'aéroport.
L'aéroport de Beyrouth avait déjà été pris pour cible en 2006, lors de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah. Jeremy Laurence, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains, a lui souligné "l'importance primordiale du droit humanitaire international", affirmant que "toutes les parties doivent respecter non seulement les civils, mais aussi les biens de caractère civil".
L'aéroport est pratiquement "le seul passage pour l'aide humanitaire", a déclaré mardi Lolwah Al-Khater, la ministre d'Etat qatarie chargée de la coopération internationale, affirmant que le protéger était une "nécessité absolue".
"Il est important que l'aéroport reste ouvert. Il est absolument essentiel que les ports restent ouverts. Il est également essentiel que les corridors terrestres vers le Liban restent ouverts", a affirmé Matthew Hollingworth, le directeur du Programme alimentaire mondial...


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