Une employée de maison éthiopienne assise avec sa valise sur le trottoir devant l'ambassade éthiopienne à Hazmieh. Photo d'archives João Sousa
Le bureau de presse de la Sûreté Générale libanaise (SG) a annoncé mercredi « accepter les demandes d'obtention et de renouvellement du permis de séjour annuel pour les domestiques de maison », ce qui correspond aux travailleurs et travailleuses détenteurs d'un permis de travail de quatrième catégorie, même en l'absence d'un permis de travail valide.
Les locaux du ministère du Travail, situés dans la banlieue sud de Beyrouth, sont fermés depuis l'escalade des tensions avec Israël. Le ministère a suspendu, via un communiqué publié depuis le 23 septembre et jusqu’à nouvel ordre, les délais de paiement des frais de permis de travail dont doivent s’acquitter les ressortissants étrangers.
La SG précise prendre cette mesure « au vu des circonstances exceptionnelles qui empêchent les personnes concernées d'obtenir des permis de travail », alors que le Liban traverse une des périodes les plus meurtrières de son histoire depuis quelques semaines. Les demandes formulées sont acceptées « de manière exceptionnelle et jusqu'à nouvel ordre », précise la SG.
Aucune mesure similaire n'a jusqu'à présent été annoncée pour les travailleurs étrangers des autres catégories.
Avec l'effondrement de la livre libanaise et la détérioration de la situation économique, les tarifs des permis de séjour ont fortement augmenté au Liban. Pour les détenteurs d'un permis de travail de quatrième catégorie, ce tarif est monté à 13 millions de livres (145 dollars) en avril dernier.


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