Après les frappes israéliennes, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 6 octobre 2024. Mohammad Yassine/OLJ
Voici les 6 informations importantes à connaître ce dimanche :
Le ton monte entre Paris et Tel-Aviv : Samedi, Emmanuel Macron s'est prononcé pour un arrêt des livraisons d'armes à Israël qui sont utilisées dans le conflit à Gaza. Des propos qui ont aussitôt fait réagir le Premier ministre israélien qui a dit qu'Emmanuel Macron et certains dirigeants occidentaux « devraient avoir honte » d'appeler à des embargos sur les armes destinées à Israël. Dimanche, M. Macron a déclaré à Benjamin Netanyahu que « le temps du cessez-le-feu est désormais venu ». Ce à quoi M. Netanyahu a répondu qu'il attendait un « soutien » de la part de la France et « non des restrictions ».
Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a menacé l'Iran dimanche de frappes similaires à celles menées « à Gaza et Beyrouth », selon un communiqué de ses services. Un peu plus tard, l'Iran annonçait l'annulation de tous les vols dans les aéroports iraniens à partir de dimanche soir 21h00 heure locale jusqu'à lundi à 06h00.
- Israël ne laisse aucun répit à la banlieue sud de Beyrouth, qui a été la cible d'un pilonnage d'une intensité rare dans la nuit de samedi à dimanche. De nouveaux raids ont eu lieu dimanche.
Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Liban a appelé la communauté internationale, les Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé et le Conseil international des infirmières à faire pression sur Israël pour qu'il arrête ses attaques contre le secteur de la santé.
40 % des élèves libanais ont été déplacés par les frappes israéliennes. Le ministre libanais sortant de l'Éducation, Abbas Halabi, a par ailleurs annoncé que la rentrée scolaire dans l'enseignement public aura lieu le 4 novembre.
- Dans la nuit, le Hezbollah a revendiqué plusieurs opérations contre l'armée israélienne dans la zone frontalière. Les combats se sont poursuivis dimanche. Le Hezbollah a notamment dit avoir lancé des drones explosifs sur une base israélienne au sud de Haïfa.
Les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth
- Après une nuit d'enfer, la banlieue sud de Beyrouth a de nouveau été la cible, en journée, de raids israéliens.
- C'est vers 23h, et après un premier avis d’évacuation, que le pilonnage nocturne de la banlieue sud avait débuté. D’une intensité impressionnante, les frappes ont été entendues à des dizaines de kilomètres à la ronde. Ces bombardements, une trentaine au total en quelques heures, ont notamment visé les quartiers de Bourj el-Barajné et Ghobeiri ainsi que la localité de Choueifate. L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué cité par le Haaretz, que l'aviation israélienne avait visé une série de cibles du Hezbollah à Beyrouth, y compris des dépôts de munitions et d'autres infrastructures.
Près de Bourj el-Brajné, une boule de feu s'est élevée vers le ciel après un bombardement qui a visé une station-service située sur l'ancienne route menant à l'aéroport international de Beyrouth. Un incendie a fait rage, des heures durant, après le raid. Un autre bombardement aurait visé, à Haret Hreik, des studios de la chaîne télévisée al-Manar, du Hezbollah, précédemment évacués. À Ghobeiri, un raid d'une grande violence a fait trembler la capitale et au-delà, certains habitants qualifiant la déflagration de similaire à un tremblement de terre. Une colonne de feu s'est élevée au-dessus des infrastructures visées, dont était projetés des éclats non-identifiés.
Face à ces bombardements extrêmement violents, les habitants encore sur place, ceux du camp de Sabra par exemple, ont tenté de fuir les lieux. Des ambulances se sont précipitées vers les lieux des différentes frappes tandis que des drones de reconnaissance israéliens volaient à basse altitude.
Les combats se poursuivent au Liban-Sud, des frappes dans la Békaa
- Une frappe de l'armée israélienne, samedi soir, sur Jiyé, a fait 4 tués, toutes des femmes, selon des informations de notre correspondant Mountasser Abdallah.
- Les combats se poursuivaient, dans la zone frontalière, au Liban-Sud, entre combattants du Hezbollah et soldats israéliens. Le Hezbollah a notamment dit avoir lancé des drones explosifs sur une base israélienne au sud de Haïfa. L'armée israélienne a, de son côté, lancé de nouveaux ordres d'évacuations de villages. Tard dans la nuit, le Hezbollah avait fait état de plusieurs actions contre des soldats israéliens tentant de s'infiltrer. Le parti chiite avait en outre estimé avoir tué « plus de 25 officiers et soldats israéliens » et en avoir blessé 130. L'armée israélienne a, de son côté, affirmé samedi avoir tué 440 combattants du Hezbollah depuis le début de son « offensive terrestre » lancée lundi contre le parti chiite dans le sud du Liban. Le Hezbollah ne publie plus, depuis fin septembre, de communiqué concernant les pertes dans ses rangs.
-Des frappes ont également de nouveau eu lieu dans la Békaa. Une frappe israélienne a notamment visé dimanche une position située à proximité des temples romains de Baalbeck, dans l'est du Liban, a indiqué un responsable local, précisant que le site millénaire n'avait pas été touché directement.
Diplomatie, menaces isréaliennes et appels
- Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a menacé l'Iran dimanche de frappes similaires à celles menées « à Gaza et Beyrouth », selon un communiqué de ses services. « Les Iraniens n'ont pas atteint les capacités de l'armée de l'air - aucun avion n'a été endommagé, aucun escadron n'a été mis hors service », a-t-il dit dans la base aérienne de Nevatim visée par l'attaque récente de missiles iraniens sur Israël selon l'armée. « Quiconque pense qu'une simple tentative de nous nuire nous dissuaderait d'agir devrait jeter un coup d'oeil à nos succès à Gaza et à Beyrouth », a-t-il prévenu, alors que l'attaque aux missiles iraniens de mardi dernier, à laquelle Israël dit préparer sa riposte, nourrit depuis des échanges de menaces de représailles entre les deux pays.
Tous les vols dans les aéroports iraniens seront annulés à partir de ce soir à 21h00 heure locale jusqu'à lundi à 06h00, rapportait un peu plus tard l'agence de presse iranienne Mehr News Agency, citant une annonce officielle.
- Le président français Emmanuel Macron a annoncé samedi qu'il organisera une conférence internationale sur le Liban en octobre. Le président français s'est également prononcé pour un arrêt des livraisons d'armes à Israël qui sont utilisées dans le conflit à Gaza. Des propos qui ont aussitôt fait réagir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a dit qu'Emmanuel Macron et certains dirigeants occidentaux « devraient avoir honte » d'appeler à des embargos sur les armes destinées à Israël. Dimanche, le président français a dit au PM israélien que « le temps du cessez-le-feu est désormais venu ». Ce à quoi M. Netanyahu a répondu qu'il attendait un « soutien » de la part de la France et « non des restrictions ».
- « Nous renouvelons notre soutien à l'appel conjoint à un cessez-le-feu lancé (la semaine dernière) par la France et les États-Unis, avec le soutien de l'Union européenne et des pays arabes et étrangers, et exigeons que des pressions soient exercées sur Israël pour qu'il respecte le cessez-le-feu et applique immédiatement la résolution 1701 », a déclaré le Premier ministre Nagib Mikati.
- Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Liban a appelé la communauté internationale, les Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé et le Conseil international des infirmières à faire pression sur Israël pour qu'il arrête ses attaques contre le secteur de la santé, qui doit être considéré comme « neutre » dans la guerre actuelle. L'armée israélienne a frappé ces deux dernières semaines de nombreux centres et ambulances, tuant des dizaines de secouristes, notamment du Comité sanitaire islamique, affilié au Hezbollah. Le syndicat dénonce des attaques « qui méprisent de manière flagrante le droit international ».
Le coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Liban, Imran Riza, avait mis en garde, samedi, contre une « hausse alarmante des attaques contre les services de santé », alors qu'Israël dit frapper des cibles du Hezbollah. « Les travailleurs de la santé paient le prix le plus lourd, celui de leur vie. Le système de santé est au bord de l'effondrement », a-t-il averti sur X, après l’annonce, par quatre hôpitaux, de la suspension de leurs activités en raison des frappes israéliennes.
- Le gouvernement libanais a publié samedi un rapport recensant 2 036 tués et 9 662 blessés dans les « agressions israéliennes » contre le Liban depuis le 8 octobre 2023, date du début des affrontements entre Israël et le Hezbollah au Liban-Sud, érigé en « front de soutien » au Hamas au lendemain de son opération Déluge d'al-Aqsa.
- Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, en visite « de solidarité » à Beyrouth, a estimé samedi que le Liban, soumis à d'intenses bombardements israéliens, traversait une « crise terrible ».
Pour rappel, les informations essentielles de samedi :
- Pour la première fois, l'armée israélienne a frappé le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, au Liban-Nord, dans la nuit de vendredi à samedi. Un commandant du Hamas et sa famille ont été tués par ce raid.
- Le Hezbollah a affirmé dans la nuit qu'il était engagé dans des affrontements avec les troupes israéliennes à la frontière libanaise, notamment au niveau de Adaïssé. Samedi, le Hezbollah a multiplié les frappes sur le nord d'Israël. Les combats se poursuivaient ce samedi.
- Joe Biden a affirmé qu'il tentait de « mobiliser le reste du monde » pour obtenir la paix au Moyen-Orient et a estimé qu'Israël devait « envisager d'autres options » que de frapper des sites pétroliers en Iran,
- L'armée israélienne a affirmé avoir tué 440 combattants du Hezbollah depuis le début de son « offensive terrestre » lancée lundi contre le parti chiite dans le sud du Liban. Le Hezbollah ne publie plus, depuis fin septembre, de communiqué concernant les pertes dans ses rangs.
- Samedi, le sort de Hachem Safieddine suscitait des spéculations. Selon une source de sécurité libanaise interrogée par Reuters, le président du Conseil exécutif du Hezbollah est « injoignable » depuis la frappe qui l'aurait visé dans la nuit de jeudi à vendredi. L'AFP a publié la même information en citant « un responsable du Hezbollah sous couvert d'anonymat », mais le parti a publié un démenti en soirée.
La présidence irlandaise a qualifié de « scandaleuse » une demande israélienne de « déplacer » une partie de la Force Intérimaire des Nations unies (Finul), déployée le long de la frontière entre Israël et le Liban, qui compte 347 soldats irlandais, formulée le 30 septembre.






On aurait pu adhérer à la résistance si on avait ne serait ce imaginé qu’elle était la pour défendre l’intérêt de notre pays. Seulement voilà, notre pays à été usurpé et transformé en en gigantesque dépôts d’armes et missiles ainsi qu’un lieu de regroupement de toutes les organisations terroristes pour détruire notre pays afin de défendre un autre. Ça n’est pas défendable et personne ne peut adhérer à un projet aussi cynique et mortifère quelqu’en soit les excuses.
11 h 13, le 07 octobre 2024