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Politique - Guerre Au Liban

Firas Abiad : Nous ne voulons pas voir le carnage de Gaza se produire au Liban

Le ministre libanais sortant de la Santé annonce une initiative mettant à contribution deux cliniques spécialisées pour le traitement à long terme des blessés.

Firas Abiad : Nous ne voulons pas voir le carnage de Gaza se produire au Liban

Le ministre libanais sortant de la Santé Firas Abiad face aux journalistes vendredi à Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L'OLJ

Le ministre sortant de la Santé Firas Abiad a déclaré dans un entretien à la chaîne américaine CNN qu’il pensait que le Liban était déjà dans un état de « guerre totale ».

Plus tard dans la même journée, il a communiqué le bilan mis à jour des victimes tuées par les bombardements israéliens qui ont été particulièrement étendus et dévastateurs depuis lundi. Selon lui, il y a eu au moins 25 tués de plus depuis la nuit dernière pendant laquelle l’État hébreu a bombardé le Liban-Sud et la Békaa. Cela porte à au moins 1 565 le nombre de tués depuis le 8 octobre, date à laquelle le Hezbollah et Israël ont commencé à s’affronter le long de la Ligne bleue.

Firas Abiad a en outre annoncé avec le président de l’Ordre des médecins Youssef Bakhache une initiative mettant à contribution deux cliniques spécialisées pour le traitement à long terme des blessés : celles des hôpitaux gouvernementaux Rafic Hariri et de Baabda.  Il a également annoncé  la mise en service d’un numéro d’urgence, le 81-860087, à la disposition des blessés et de leurs familles pour organiser les consultations et les interventions chirurgicales.

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Firas Abiad a rappelé les deux vagues d’explosions à distance des outils de communications du Hezbollah les 17 et 18 septembre derniers, qui ont fait des dizaines de morts et de milliers de blessés, et expliqué que les blessures provoquées « nécessitent un long temps de guérison ».

L'interview sur CNN

Au cours de l'entretient accordé à CNN, le ministre était longuement revenu sur la nature des attaques israéliennes sur le Liban. « Je pense que nous sommes dans une guerre totale. Il n’y a pas de doute là-dessus. Peu importe comment vous voulez appeler ça, vous avez des civils, des innocents des femmes et des enfants qui sont attaquées et ciblés de manière indiscriminée, des immeubles résidentiels réduits en poussières, des hôpitaux des ambulances des centres de santé primaires. C’est une guerre », a affirmé le ministre.

A la question de savoir s’il craignait que le Liban subisse le même niveau de destruction que Gaza, il a répondu : « C'est le même responsable, qui utilise les mêmes prétextes, les mêmes armes… Biens sûr que nous sommes inquiets pour notre population. Nous ne voulons pas voir le carnage de Gaza se produire au Liban, pas plus d'ailleurs que nous voulons le voir à Gaza ».

A l’instar du Premier ministre Nagib Mikati et du ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, qui ont répété le même message à New York en marge de l’Assemblée générale de l'ONU, Firas Abiad a appelé la communauté internationale à « agir » et « appliquer la pression requise sur Israël » pour mettre fin à « cette attaque indiscriminée sur les civils ». Il a critiqué le rejet par l’État hébreu d'une trêve provisoire de 21 jours afin de donner du temps pour négocier un accord plus pérenne, soutenu par plusieurs pays dont la France et les États-Unis. « Il semble que tout le monde souhaite trouver une solution diplomatique à ce conflit sauf une partie qui veut poursuivre ses attaques contre les civils », a soutenu le ministre.

Le ministre sortant de la Santé Firas Abiad a déclaré dans un entretien à la chaîne américaine CNN qu’il pensait que le Liban était déjà dans un état de « guerre totale ».Plus tard dans la même journée, il a communiqué le bilan mis à jour des victimes tuées par les bombardements israéliens qui ont été particulièrement étendus et dévastateurs depuis lundi. Selon lui, il y a eu au moins 25 tués de plus depuis la nuit dernière pendant laquelle l’État hébreu a bombardé le Liban-Sud et la Békaa. Cela porte à au moins 1 565 le nombre de tués depuis le 8 octobre, date à laquelle le Hezbollah et Israël ont commencé à s’affronter le long de la Ligne bleue.Firas Abiad a en outre annoncé avec le président de l’Ordre des médecins Youssef Bakhache une initiative mettant à contribution deux...
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