Un de ses responsables militaires du Hezbollah, Ibrahim Kobeissy. Photo diffusée par le parti chiite.
Le Hezbollah a confirmé mercredi qu'un de ses responsables militaires, Ibrahim Kobeissy, avait été tué dans une frappe israélienne mardi sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la puissante formation pro-iranienne.
Dans un communiqué, le Hezbollah annoncé la mort du « commandant Ibrahim Mohammed Kobeissy », qui est « tombé en martyr sur la route de Jérusalem », expression que le mouvement utilise pour désigner les combattants tués par des tirs israéliens. Selon le texte du parti chiite, Ibrahim Kobeissy est né en 1962 et est originaire de Zebdine, au Liban-Sud.
Cette frappe sur la banlieue sud de Beyrouth a fait au moins six morts et quinze blessés, selon les autorités libanaises.
L'armée israélienne avait indiqué plus tôt dans un communiqué que « des avions de chasse de l'armée de l'air ont éliminé mardi à Beyrouth Ibrahim Mohammed Kobeissy, le commandant du réseau de missiles et de roquettes de l'organisation terroriste Hezbollah ».
Toujours selon l'armée israélienne, Kobeissy, qui commandait plusieurs unités, dont une de missiles guidés de précision, a été visé avec d'autres commandants de la force des missiles et roquettes du Hezbollah. Ibrahim Kobeissy avait rejoint le parti chiite libanais dans les années 1980 et occupé plusieurs postes militaires, dont celui de chef de l'unité Badr, chargée de l'une des trois zones d'opérations du Hezbollah dans le sud du Liban, selon l'armée israélienne.
Cette frappe est intervenue au lendemain d'un raid similaire qui visait un autre responsable du Hezbollah dans la banlieue sud et n'a pas fait de mort. Le responsable, Ali Karaki, a échappé à la frappe, selon le Hezbollah.
Une source sécuritaire libanaise a par ailleurs indiqué qu'Israël avait mené une nouvelle frappe tôt mercredi matin contre Saadiyate, ville située sur la côte à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth.
Lundi, d'intenses frappes israéliennes avaient visé le sud et l'est du Liban, faisant au moins 558 morts, d'après les autorités libanaises, le plus lourd bilan en une journée depuis la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990). Selon l'armée, elles ont visé environ 1.600 cibles du Hezbollah, dans le sud du Liban et la vallée de la Békaa, autre bastion du mouvement dans l'est.
Ces attaques sont survenues après plusieurs coups durs pour le Hezbollah la semaine dernière: des explosions meurtrières ont touché les appareils de transmission du mouvement, faisant 39 morts et des centaines de blessés, et une frappe israélienne a fait 55 morts, décimant les dirigeants de sa force d'élite, al-Radwane, dont son chef Ibrahim Aqil.


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