La Turquie a accusé lundi Israël, par ses frappes militaires au Liban, d'être « entré dans une nouvelle phase » qui va « mener toute la région au chaos », après une intensification des frappes contre le Hezbollah.
« Les attaques d'Israël au Liban marquent une nouvelle phase dans sa volonté de mener toute la région au chaos », a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le ministère libanais de la Santé a annoncé que 356 personnes, dont 24 enfants, avaient été tuées et plus de 1.240 blessées dans les frappes israéliennes sur le sud et l'est du Liban lundi, le plus lourd bilan en près d'un an de violences.
« Il est impératif que toutes les institutions chargées de maintenir la paix et la sécurité internationales, particulièrement le Conseil de sécurité des Nations unies, tout comme la communauté internationale, prennent sans délai les mesures nécessaires », a ajouté le ministère turc des Affaires étrangères.
« Les pays qui soutiennent Israël de manière inconditionnelle aident (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu a verser le sang pour servir ses intérêts politiques », a encore écrit le ministère turc.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui doit s'exprimer mardi devant l'Assemblée générale annuelle de l'Onu, ne manquera pas d'y évoquer la guerre à Gaza.
Lors d'une réunion à New York avec le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, M. Erdogan a estimé qu'Israël « doit répondre de ses crimes », ont indiqué les services du président turc.
En mai, M. Khan avait requis des mandats d'arrêt contre M. Netanyahu et de son ministre de la Défense Yoav Gallant pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés dans la bande de Gaza et en Israël depuis le début des hostilités déclenchées par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre.
M. Erdogan a affirmé lundi à M. Khan qu'Israël était en train de commettre « un génocide à Gaza » et qu'il planifiait « de nouveaux massacres ».

