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Société - Justice/Bdl

Dépositions contradictoires de Riad Salamé et de deux avocats devant le juge

Le magistrat Bilal Halaoui devrait entendre à nouveau, mardi, Micky Tuéni et Marwan Issa el-Khoury en tant que témoins.

Dépositions contradictoires de Riad Salamé et de deux avocats devant le juge

Le Palais de justice de Beyrouth. Photo Philippe Hage Boutros

Le Premier juge d’instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, a organisé jeudi une confrontation au Palais de justice entre l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, et deux avocats qu’il avait convoqués pour les besoins de l’enquête, Micky Tuéni et Marwan Issa el-Khoury, neveu de M. Salamé. L’audience a duré deux heures, au cours de laquelle les trois personnes interrogées auraient fait des dépositions contradictoires, affirme à L’Orient-Le Jour une source proche du dossier. Un dossier établi par les parquets de cassation et financier pour « détournement et vol de fonds publics, et falsification », et pour lequel l’ex-gouverneur de la BDL est détenu depuis le 3 septembre.

C’est la deuxième fois que le juge Halaoui, à qui l'affaire avait été confiée le 4 septembre, auditionne les  trois personnes, la première fois chacune isolément et cette fois-ci en face à face. Il avait en effet entendu M. Salamé le 9 septembre, Micky Tuéni le 12, et Marwan Issa el Khoury le 17. Ces deux derniers devraient être interrogés mardi prochain, à nouveau en tant que témoins, indique-t-on de même source. Le conseil de l’ordre des avocats de Beyrouth, auquel le parquet financier avait demandé la levée de l’immunité de Me Tuéni et Me Issa el-Khoury, en cas de poursuites, a satisfait cette requête le 18 septembre.

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Confrontation jeudi entre Riad Salamé et l’avocat Micky Tuéni

S’il n’a pas été possible de s’informer des détails de l’audience, qui est menée sous le sceau du secret, la source citée plus haut indique à L’OLJ que les dépositions de chaque protagoniste ne semblaient pas en phase avec celles des autres sur les transferts financiers (environ 42 millions de dollars) autour desquels l’enquête est menée. Les sommes auraient été virées à partir du compte de « consultations » de la BDL à Micky Tuéni, en tant qu'avocat de la BDL, qui les aurait transmises à Marwan Issa el-Khoury, lequel les aurait lui-même transférées à un compte privé de Riad Salamé à la BDL.

Or si M. Salamé a reconnu, lors de la confrontation, que des fonds avaient été virés à Micky Tuéni à partir du compte des « consultations », il a précisé, toujours selon la source précitée, que ces montants représentaient des honoraires pour les avocats de clients de la Banque du Liban, en l’occurrence des commissionnaires (brokers). Des montants que Me Tuéni aurait été chargé de leur verser dans le sillage d’opérations commerciales effectuées avec la BDL. 

Pour sa part, Micky Tuéni aurait affirmé qu’il avait versé à Marwan Issa el-Khoury, en tant qu’avocat de clients de la BDL, les montants en question, au moyen de chèques bancaires tirés sur la Banque centrale.

Quant à Me Issa el-Khoury, il aurait nié avoir reçu de tels versements, soulignant qu’il n’a jamais été l’avocat d’aucun commissionnaire ayant traité avec la BDL.

Demande de remise en liberté

L’avocat de Riad Salamé, Marc Habka, présent à l’audience de jeudi, a soumis à M. Halaoui une demande de remise en liberté de son client. Avant de la trancher, le juge d’instruction devra la transmettre au parquet financier pour un avis consultatif. Si, au final, M. Salamé voit sa demande rejetée par le juge, il pourrait porter un recours devant la chambre d’accusation de Beyrouth. Au cas où M. Halaoui accepterait de le libérer, c’est le parquet financier qui pourra contester sa décision devant la même instance.

Hélène Iskandar toujours  interdite d'entrée

Concernant la cheffe du Contentieux de l’État, Hélène Iskandar, elle a été interdite d’assister à l’audience de jeudi. Le juge Halaoui avait déjà refusé sa présence lors de la séance d’interrogatoire de Riad Salamé tenue le 9 septembre, parce qu’elle n’avait pas obtenu à cette fin l’autorisation du ministre des Finances, Youssef Khalil. Mme Iskandar s’était pourtant portée partie civile au dossier de poursuites, le 5 septembre, en tant que défenseure des intérêts de l’État, dans le but d’obtenir la réparation des préjudices causés, dans le cas où  les fonds suspects s'avèreraient publics.

Récemment, la magistrate a porté à deux reprises à la connaissance du ministre des Finances le fait qu'elle s'est jointe au dossier en cours, mais ses deux tentatives sont restées sans réponse. Elle s’est donc référée à une autorisation tacite que lui avait accordée M. Khalil en 2023, qui lui avait permis de se porter partie civile dans le dossier Forry Associates mené par le parquet, dans laquelle Riad Salamé et son frère Raja sont également impliqués, en lui déclarant qu’elle pouvait prendre les mesures qu’elle jugeait opportunes.

Face au refus du juge Halaoui de la voir remplir un rôle dans le dossier examiné actuellement, Mme Iskandar a interjeté appel, la semaine dernière, devant la chambre d’accusation de Beyrouth. Avant l’audience de jeudi, elle a délégué auprès du juge d’instruction une avocate faisant partie des membres du barreau qui coopèrent avec le service du Contentieux de l’État, pour signifier au juge Halaoui qu’il ne peut poursuivre son enquête tant qu’il n’a pas enregistré le recours de Mme Iskandar et n’a pas transmis à la chambre d’accusation les pièces qui seraient utiles à cette instance pour statuer sur la qualité de la cheffe du Contentieux de l’État à se porter partie civile dans l’affaire.

Selon les informations de L'OLJ, M. Halaoui n’aurait pas pris acte de la demande de la déléguée. On ne sait pas si, d’ici à l’audience prévue mardi prochain, la chambre d’accusation aura rendu son verdict, duquel dépendra l’entrée en scène de Mme Iskandar ou son éviction.

Le Premier juge d’instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, a organisé jeudi une confrontation au Palais de justice entre l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, et deux avocats qu’il avait convoqués pour les besoins de l’enquête, Micky Tuéni et Marwan Issa el-Khoury, neveu de M. Salamé. L’audience a duré deux heures, au cours de laquelle les trois personnes interrogées auraient fait des dépositions contradictoires, affirme à L’Orient-Le Jour une source proche du dossier. Un dossier établi par les parquets de cassation et financier pour « détournement et vol de fonds publics, et falsification », et pour lequel l’ex-gouverneur de la BDL est détenu depuis le 3 septembre.C’est la deuxième fois que le juge Halaoui, à qui l'affaire avait été confiée le 4 septembre, auditionne les ...
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Ce Micky Tueini et familia fait partie de la haute societe Libanaise. Un autre empereur sans habits.

hrychsted

20 h 55, le 19 septembre 2024

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Commentaires (1)

  • Ce Micky Tueini et familia fait partie de la haute societe Libanaise. Un autre empereur sans habits.

    hrychsted

    20 h 55, le 19 septembre 2024

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