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Raï reçoit les quatre députés démissionnaires du CPL ; Kanaan plaide pour une « alliance nationale »

Raï reçoit les quatre députés démissionnaires du CPL ; Kanaan plaide pour une « alliance nationale »

De gauche à droite : Simon Abi Ramia, Elias Bou Saab, le patriarche maronite Béchara Raï, Ibrahim Kanaan et Alain Aoun, à Dimane, au Liban-Nord, le 5 septembre 2024. Photo tirée du compte X de Simon Abi Ramia

Quatre des députés démissionnaires du groupe parlementaire du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Ibrahim Kanaan, Elias Bou Saab, Alain Aoun  et Simon Abi Ramia, ont été reçus jeudi par le patriarche maronite Béchara Raï, au siège estival du patriarcat à Dimane, au Liban-Nord.

Selon une source proche des députés, la réunion avec le patriarche a porté sur « la présidentielle en tant que porte d'entrée à la solution (à la crise dans le pays), et non pas en tant qu'objectif sans projet de sauvetage ». Les élus ont également insisté sur la nécessité « d'élargir la zone de convergence chrétienne et nationale ». De son côté, le cardinal Raï a salué « tout effort permettant de sortir de l'impasse actuelle ». Selon la source, une réunion consultative élargie qui rassemble les députés sur ces constantes aura lieu dans les semaines à venir.

« Alliance nationale » 

A l'issue de cette réunion, Ibrahim Kanaan a appelé à une « alliance nationale » qui permettrait d'élire un président et annoncé vouloir lancer une « dynamique chrétienne interne », selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).

Le député du Metn a été évoqué à plusieurs reprises comme potentiel présidentiable, bien qu'il n'ait jamais été officiellement candidat. Il s'agit d'une des raisons au centre des tensions entre lui et le chef du CPL, Gebran Bassil, ayant finalement mené à son départ du parti aouniste. 

Repère

Près d'une décennie de purges et démissions au sein du CPL

« Notre mouvement dépasse les personnes et les intérêts personnels, et veut appeler à une rencontre de tout le monde autour d'un ensemble de mesures, car il est impossible de construire un avenir commun avec une mentalité de division, de fragmentation, de rancœur et de trahison entre les Libanais. » Il a estimé que la priorité du groupe était l'élection d'un président « via une alliance nationale que nous voulons mettre sur pied pour sauver le Liban du chaos et de l'effondrement actuels », ainsi que pour assurer un « nouveau départ, à tous les niveaux ». « La stagnation politique aujourd'hui nous empêche de trouver des solutions de l'intérieure et limite notre capacité à influencer des solutions, ce qui nous met sous la coupe d'un règlement extérieur sur lequel nous n'avons aucune influence », a encore regretté Ibrahim Kanaan. 

« Dynamique chrétienne interne »

Il a ajouté que l'objectif des quatre députés sortis du CPL « se concrétisera ultérieurement, dans une prochaine étape », avec une « dynamique chrétienne interne et nationale, qui provoquera une sortie du cul-de-sac actuel ». « Nous tendons la main à tout le monde », a lancé M. Kanaan. « Notre patrie est plus grande que tout le monde, plus grande que les personnes et que les partis », a-t-il conclu. 

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En mars 2024, le CPL a exclu le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab, au motif qu'il avait violé les « dispositions du règlement intérieur et ne s'était pas conformé aux directives du parti ». Le CPL a également exclu de ses rangs le député Alain Aoun, affirmant que ce dernier avait été à l’encontre des « décisions et directives du parti aux niveaux politique, organisationnel et médiatique » et « ne s'était pas engagé à respecter la décision du parti (de voter pour Jihad Azour) lors de la dernière session électorale présidentielle ». Quelques jours plus tard, le député Simon Abi Ramia, réélu en 2022 dans la circonscription de Jbeil, a annoncé sa décision de quitter le CPL, invoquant des « désaccords » avec la direction du parti. Enfin, le mercredi 28 août, le député Ibrahim Kanaan a annoncé sa démission du bloc, deux semaines après avoir proposé une initiative de réconciliation au sein du parti, qui a été rapidement rejetée.

Lundi, deux députés du CPL, Nada Boustani et Georges Atallah, ainsi que la vice-présidente du parti pour les affaires politiques, Martine Kouteily, avait rendu visite à Mgr Raï à Dimane, et avait notamment évoqué avec lui « les récents événements impliquant certains députés » aounistes, selon ce qu'avait alors rapporté l'Ani. 

Quatre des députés démissionnaires du groupe parlementaire du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Ibrahim Kanaan, Elias Bou Saab, Alain Aoun  et Simon Abi Ramia, ont été reçus jeudi par le patriarche maronite Béchara Raï, au siège estival du patriarcat à Dimane, au Liban-Nord.Selon une source proche des députés, la réunion avec le patriarche a porté sur « la présidentielle en tant que porte d'entrée à la solution (à la crise dans le pays), et non pas en tant qu'objectif sans projet de sauvetage ». Les élus ont également insisté sur la nécessité « d'élargir la zone de convergence chrétienne et nationale ». De son côté, le cardinal Raï a salué « tout effort permettant de sortir de l'impasse actuelle ». Selon la source, une réunion consultative élargie qui rassemble les députés sur ces...