Un casque bleu du contingent espagnol dans la caserne de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) près de Khiam, dans le sud du Liban, le 23 août 2024. AFP/ ANWAR AMRO
Le risque d'une escalade régionale de la guerre entre Israël et le Hamas reste « significatif », a estimé vendredi le chef des Casques bleus, mettant en garde contre la perception selon laquelle les différentes parties concernées ne franchiront jamais certaines lignes.
« Certains peuvent avoir le sentiment qu’il y a des règles qu'aucune des parties en présence ne veut enfreindre et que, par conséquent, nous sommes dans une situation plus stable qu’il n'y parait », a expliqué Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations onusiennes de paix, lors d'un point de presse à Bruxelles. La réalité est qu « il existe toujours un risque très significatif d’escalade au niveau régional ». « Nous sommes toujours dans une situation très, très dangereuse », a-t-il insisté, en marge d'une réunion des ministres de la Défense des 27 pays de l'Union européenne.
Dès le début de la guerre à Gaza, le Hezbollah a ouvert ce qu'il appelle un « front de soutien » au Hamas dans le sud du Liban, échangeant des tirs quotidiens avec Israël. Dix mois de violences transfrontalières ont fait plusieurs centaines de morts parmi les combattants du mouvement pro-iranien et causé d'importants dégâts des deux côtés de la frontière, d'où plus de 100.000 personnes ont été déplacées.
Un « malentendu » possible, notamment au Liban-Sud
Le responsable onusien a mis en avant le risque d’une escalade « involontaire », d’un « malentendu ». « L’un des risques, en particulier dans le sud du Liban, est que les deux parties ne comprennent pas exactement quels sont les calculs de l’autre », a-t-il expliqué.
Dimanche, le Hezbollah a mené une attaque d'ampleur de drones et de roquettes contre Israël, en représailles à la mort de l'un de ses chefs militaires, tué dans une frappe israélienne fin juillet près de Beyrouth. L'armée israélienne a, elle, lancé de multiples frappes aériennes au Liban. Dans ce contexte hautement inflammable, le Conseil de sécurité de l'ONU vient de proroger d'un an le mandat de la force de maintien de la paix des Nations unies au Liban, la Finul, qui compte quelque 10.000 soldats.
L'attaque du Hamas le 7 octobre en Israël a entraîné la mort de 1.199 personnes côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes. L'offensive militaire de représailles israéliennes à Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, a fait 40.602 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, qui ne détaille pas le nombre de civils et de combattants tués. Parallèlement, Israël mène depuis mercredi une vaste opération militaire en Cisjordanie occupée.




Non, non, le docteur en politique Abbas Ibrahim vient d’assurer le contraire. Walaw? Lui qui a fait ses preuves en matières de promotion personnelle sur dos de son pays.
12 h 52, le 31 août 2024