Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Tension Au Moyen-Orient

Les importations de carburant se poursuivent normalement au Liban, assure l’APIC

Le Liban possède suffisamment d'essence et de mazout pour un mois, et de gaz domestique pour deux mois.

Les importations de carburant se poursuivent normalement au Liban, assure l’APIC

Des cuves de stockage de carburant utilisé par une des sociétés importatrices de pétrole à Amchit (caza de Jbeil), en 2023. Photo : P.H.B.

Le président de l’Association des sociétés importatrices de pétrole (APIC), Maroun Chammas, a assuré mercredi à L’Orient-Le jour que les importations de carburant au Liban se poursuivent à un rythme normal malgré les événements sécuritaires au Moyen-Orient ces derniers jours, dans l’onde de choc de la guerre à Gaza.

« Des navires sont attendus quasiment tous les jours, même si les transporteurs observent la situation de très près et sont prêts à réagir. Aucune livraison n'a été annulée », a-t-il déclaré. Il a indiqué que les stocks d’essence et de mazout étaient suffisants pour couvrir les besoins du pays « pendant un mois, si la consommation se maintient à un rythme normal et tant que les tankers continueront à desservir les terminaux pétroliers sur la côte libanaise », une assurance qu’il a également donnée au site d’information local Leb Economy.

Cette estimation inclut le carburant stocké chez les importateurs, dans les stations-service ainsi que chez les gros consommateurs de mazout (hôpitaux, usines, et autres institutions). Les stocks de gaz domestique, dont les livraisons sont plus espacées, sont suffisants pour deux mois.

Lire aussi

Frappe israélienne dans la banlieue sud : les premières leçons et les conséquences possibles

Déjà délétère depuis le début de la guerre de Gaza le 7 octobre 2023 entre Israël et le mouvement  Hamas, la situation au Liban et dans la région est devenue particulièrement instable depuis la fin de la semaine dernière.

Samedi, un missile s’est écrasé près d’un terrain de football à Majdel Shams, une localité druze du Golan syrien annexé par Israël, faisant 12 morts, des enfants. Le Hezbollah, qui échange quotidiennement des tirs à la frontière du  Liban-Sud avec les forces israéliennes, a démenti être l’auteur de l’attaque que l’État hébreu lui attribue. En guise de représailles, l'armée israélienne a ciblé mardi soir un immeuble dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du parti chiite, faisant au moins 4 morts et plusieurs dizaines de blessés. Un haut commandant du Hezbollah, Fouad Chokor, qu’Israël a affirmé avoir tué lors de cette frappe, est encore porté disparu.

Mercredi matin, le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyé, a été tué avec un de ses gardes du corps dans une frappe imputée à Israël sur son lieu de résidence à Téhéran.

Le président de l’Association des sociétés importatrices de pétrole (APIC), Maroun Chammas, a assuré mercredi à L’Orient-Le jour que les importations de carburant au Liban se poursuivent à un rythme normal malgré les événements sécuritaires au Moyen-Orient ces derniers jours, dans l’onde de choc de la guerre à Gaza.« Des navires sont attendus quasiment tous les jours, même si les transporteurs observent la situation de très près et sont prêts à réagir. Aucune livraison n'a été annulée », a-t-il déclaré. Il a indiqué que les stocks d’essence et de mazout étaient suffisants pour couvrir les besoins du pays « pendant un mois, si la consommation se maintient à un rythme normal et tant que les tankers continueront à desservir les terminaux pétroliers sur la côte libanaise », une assurance qu’il a...