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Moyen-Orient - Guerre De Gaza

Kamala Harris n'assistera pas au discours de Netanyahu au Congrès américain

La vice-présidente américaine et candidate pour l'investiture démocrate à la présidentielle sera en déplacement mais rencontrera le Premier ministre israélien plus tard dans la semaine.

Kamala Harris n'assistera pas au discours de Netanyahu au Congrès américain

La vice-présidente américaine et candidate démocrate Kamala Harris s'exprime à Wilmington, dans le Delaware, le 22 juillet 2024. Photo Erin SCHAFF/POOL/AFP

La vice-présidente des États-Unis Kamala Harris n'assistera pas au discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, prévu devant le Congrès mercredi, a confirmé une de ses collaboratrices mardi au New York times. Une rupture par rapport à la tradition diplomatique qui veut que les dirigeants alliés soient accueillis par le numéro 2 de l'Etat, qui est aussi président du Sénat américain, lors d'un passage devant les élus américains. Cette annonce intervient alors que le président Joe Biden s'est retiré de la course à la présidentielle de novembre, soutenant sa vice-présidente pour prendre sa place face à Donald Trump, qui est ainsi entrée en campagne électorale.

Parti lundi pour les États-Unis, le Premier ministre israélien doit prononcer mercredi un discours au cours d’une session conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants, à l’invitation des dirigeants bipartisans du Congrès, et rencontrer le lendemain le président américain. Le déplacement de Benjamin Netanyahu à Washington marque sa première visite à l’étranger depuis le début de la guerre menée par Israël à Gaza le 7 octobre, et son premier voyage aux États-Unis depuis près de quatre ans, alors qu'il fait l'objet d'une demande de mandat d'arrêt par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza. 

Rupture d'une coutume diplomatique

Le ou la vice-président(e), qui est constitutionnellement président(e) du Sénat américain, assiste traditionnellement au discours des chefs d'Etats étrangers au Congrès avec le Président de la Chambre des représentants. Cette coutume ne sera donc pas observée lors du discours de M. Netanyahu où Benjamin Cardin, Président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, remplacera Kamala Harris, ont révélé deux sources anonymes au New-York Times. M. Cardin, qui est connu pour ses propos pro-Israël, va à contre-courant d'autres responsables démocrates du Sénat dont Patty Murray, présidente pro tempore de la chambre haute, qui aurait refusé de présider la séance.

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Car l'invitation a provoqué la controverse parmi les élus démocrates. Une grande partie des démocrates a décidé de boycotter le discours de M. Netanyahu, comme cela avait été le cas lors de sa prise de parole au Capitole en 2015, où près de soixante élus avaient refusé d'assister à la séance. Dans une prise de position autant inédite que ferme, le président de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, avait déclaré en mars dernier son opposition à la politique de M. Netanyahu.

Une position plus équilibrée par rapport à Israël ?

Un assistant de Kamala Harris a déclaré que son absence de mercredi ne devait pas être interprétée comme un changement dans son engagement en faveur de la sécurité d'Israël, mais qu'il s'agissait simplement d'un conflit avec un événement précédemment programmé à Indianapolis. Reste que l'absence significative de Kamala Harris, désormais en lice pour la présidentielle américaine après avoir obtenu le soutien du président Biden suite à son retrait de la course à la Maison-Blanche à moins de quatre mois du scrutin, pourrait être vue comme une stratégie pour reconquérir les électeurs démocrates déçus de celui qu'ils appellent « Genocide Joe », en référence à son soutien inébranlable à l'Etat hébreu dans la guerre à Gaza. Enjeu de taille, le Michigan, Etat-pivot dont une partie importante de la population est arabo-musulmane, pourrait ainsi être dans le viseur de la candidate démocrate. 

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La vice-présidente de Joe Biden avait été chargée d'envoyer les messages les plus forts à l'encontre d'Israël ces derniers mois, alors que l'Etat hébreu repoussait toujours un peu plus les limites posées par son allié américain. Le discours de Benjamin Netanyahu au Congrès intervient en outre alors que la partie israélienne doit de nouveau envoyer jeudi une délégation pour négocier un cessez-le-feu dans l'enclave palestinienne, combiné avec une libération des otages. Deux objectifs fixés par la Maison-Blanche avant le départ de Joe Biden, dans un contexte régional d’autant plus tendu depuis l’escalade entre l’État hébreu et les rebelles houthis vendredi.

Le Parti républicain, quant à lui, ne connaît pas de telle divisions interne au sujet de Benjamin Netanyahu, le soutenant unanimement. Ce serait d'ailleurs Mike Johnson, Président de la Chambre des représentants et Républicain, qui aurait demandé à organiser la séance selon le New York Times.

La vice-présidente des États-Unis Kamala Harris n'assistera pas au discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, prévu devant le Congrès mercredi, a confirmé une de ses collaboratrices mardi au New York times. Une rupture par rapport à la tradition diplomatique qui veut que les dirigeants alliés soient accueillis par le numéro 2 de l'Etat, qui est aussi président du Sénat américain, lors d'un passage devant les élus américains. Cette annonce intervient alors que le président Joe Biden s'est retiré de la course à la présidentielle de novembre, soutenant sa vice-présidente pour prendre sa place face à Donald Trump, qui est ainsi entrée en campagne électorale.Parti lundi pour les États-Unis, le Premier ministre israélien doit prononcer mercredi un discours au cours d’une session conjointe du Sénat et...
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