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Le Royaume-Uni ne quittera "jamais" la CEDH, assure Starmer

Le Premier ministre britannique Keir Starmer, le Premier ministre italien Giorgia Meloni et le Premier ministre albanais Edi Rama assistent à une session du groupe de travail sur la migration, lors de la réunion de la Communauté politique européenne, au palais de Blenheim à Woodstock, dans le sud de l'Angleterre, le 18 juillet 2024. AFP/ Hollie Adams

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a assuré jeudi que le Royaume-Uni ne se retirerait "jamais" de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH), assurant que son gouvernement traiterait le dossier de l'immigration "avec humanité".

Le précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak avait férocement critiqué la CEDH, et notamment certaines des décisions de la Cour européenne des droits de l'Homme, garante de la convention, qui avait bloqué le projet britannique d'expulser des migrants au Rwanda. A peine arrivé au pouvoir au Royaume-Uni, Keir Starmer a abandonné ce projet controversé, par lequel Londres comptait envoyer définitivement dans ce pays d'Afrique de l'Est des migrants et demandeurs d'asile.

"Nous sommes ici pour servir notre pays dans l'intérêt national, pour trouver des solutions qui donneront effectivement des résultats. Bien plus, nous traiterons ce problème avec humanité avec un respect profond pour le droit international", a-t-il affirmé jeudi en ouvrant le sommet de la Communauté politique européenne (CPE) près d'Oxford en Angleterre. "C'est pour cela que nous ne nous retirerons jamais de la Convention européenne des droits de l'Homme", a ajouté le Premier ministre. L'immigration, et en particulier la lutte contre l'immigration clandestine, est l'un des sujets au coeur de ce sommet, qui réunit une quarantaine de dirigeants européens. 

Selon Downing Street, plus de 380.000 migrants sont arrivés illégalement dans l'Union européenne l'an dernier, et des dizaines de milliers sont parvenus jusqu'au Royaume-Uni, dont la plupart en traversant la Manche sur de petites embarcations depuis le nord de la France. Keir Starmer, qui a promis de "détruire les gangs" de passeurs qui organisent ces traversées, a annoncé la création d'une nouvelle unité de contrôle des frontières dotées de "pouvoirs anti-terroristes" contre ce qu'il a qualifié de "crime organisé". Londres cherche aussi a renforcer la coopération entre le Royaume-Uni et ses partenaires européens sur ce sujet. Le pays a déjà signé des accords avec plusieurs pays en ce sens, dont la France, pour tenter d'endiguer ces arrivées.


Le Premier ministre britannique Keir Starmer a assuré jeudi que le Royaume-Uni ne se retirerait "jamais" de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH), assurant que son gouvernement traiterait le dossier de l'immigration "avec humanité".

Le précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak avait férocement critiqué la CEDH, et notamment certaines des décisions de la Cour européenne des droits de l'Homme, garante de la convention, qui avait bloqué le projet britannique d'expulser des migrants au Rwanda. A peine arrivé au pouvoir au Royaume-Uni, Keir Starmer a abandonné ce projet controversé, par lequel Londres comptait envoyer définitivement dans ce pays d'Afrique de l'Est des migrants et demandeurs d'asile.

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