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Bassil menace le gouvernement de recourir à la justice sur la question de l'épargne des déposants

Bassil menace le gouvernement de recourir à la justice sur la question de l'épargne des déposants

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil au cours d'une conférence de presse, à l’issue de la réunion hebdomadaire de son groupe parlementaire. Photo d’archives tayyar.org

Le président du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil a menacé mardi de recourir à la justice si le gouvernement sortant de Nagib Mikati ne répond pas à une question que lui a soumis le groupe parlementaire du CPL sur « l'obstruction faite à la justice et le détournement de l'argent » des déposants au Liban, dont l'accès à l'épargne est restreint par plusieurs mesures prises par les banques depuis 2019.

Dans une conférence de presse après la réunion hebdomadaire du CPL, M. Bassil a fait savoir que son groupe parlementaire a soumis plusieurs questions au gouvernement sortant sur cette question. « Nous avons abordé ce sujet en détail et posé dix questions qui tournent autour de l'obstruction faite à la justice et des destinations vers lesquelles l'argent a été détourné », a-t-il expliqué. « Nous accorderons un court délai et si aucune réponse ne nous est donnée, nous nous tournerons vers la justice. Nous avons contacté des avocats internationaux concernant la possibilité de déposer plainte dans des pays européens pour que ce dossier soit pris en charge par les tribunaux », a-t-il prévenu.

« La vacance présidentielle, les dangers de la guerre et des déplacés ne nous font pas oublier l'effondrement économique qui s'est accéléré après le 17 octobre », a également déclaré le leader maronite. « Jusqu'à aujourd'hui, Alvarez & Marsal n'ont pas reçu les données réclamées », a-t-il poursuivi, évoquant l'audit juricomptable mené par ce cabinet, qui avait révélé que le coût des « ingénieries financières » menées par la Banque du Liban à partir de 2015 s’élevait à 76 milliards de dollars.

« Les dossiers de corruption qui ont conduit au vol de l'épargne des déposants par les banques ne peuvent pas être tus. On ne peut pas vivre dans un État qui promeut la corruption et l'impunité », a insisté Gebran Bassil, rappelant que son parti « a présenté une proposition de loi » pour restituer ces épargnes. « 43 opérations ont été masquées, et des crimes de falsification et de dissimulation d'informations concernant les comptes où les épargnes ont été transférées », a-t-il ajouté.

Le rapport d'A&M porte sur le volet juricomptable des comptes de la Banque du Liban, c'est-à-dire essentiellement l'aspect pénal. L'ex-président de la République et fondateur du CPL, Michel Aoun, avait fait de ce sujet son cheval de bataille et mené une campagne contre l'ex-gouverneur de la BDL, Riad Salamé.

Le président du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil a menacé mardi de recourir à la justice si le gouvernement sortant de Nagib Mikati ne répond pas à une question que lui a soumis le groupe parlementaire du CPL sur « l'obstruction faite à la justice et le détournement de l'argent » des déposants au Liban, dont l'accès à l'épargne est restreint par plusieurs mesures prises par les banques depuis 2019.Dans une conférence de presse après la réunion hebdomadaire du CPL, M. Bassil a fait savoir que son groupe parlementaire a soumis plusieurs questions au gouvernement sortant sur cette question. « Nous avons abordé ce sujet en détail et posé dix questions qui tournent autour de l'obstruction faite à la justice et des destinations vers lesquelles l'argent a été détourné », a-t-il...