Au cours de la réunion au Sérail, le Dr Arafat Tfayli a reçu la médaille de l’Institut Curie-France des mains du Dr Jean Michon. Photo DR
Une réunion s’est tenue au Sérail pour débattre des axes principaux du plan quinquennal national de lutte contre le cancer 2023-2028, dans le cadre d’une mise au point annuelle.
Le Premier ministre sortant Nagib Mikati a souligné que « ce qui est exigé de nous tous, c’est de sensibiliser les Libanais à l’importance du dépistage précoce et de la prévention du cancer, ainsi qu’à la nécessité de suivre un mode de vie sain et d’éviter les facteurs de risque ». Il a souligné que « le gouvernement accorde à ce dossier une priorité absolue et nous coopérons avec toutes les parties concernées pour permettre aux patients d’avoir accès au traitement ».
Le ministre sortant de la Santé, Firas Abiad, a, lui, rappelé les procédures mises en place par le ministère pour améliorer le quotidien des patients, dont les numéros de santé unifiés, le programme de traçabilité des médicaments ou le programme Aman. « Ce plan quinquennal est global et comprend une stratégie intégrée autour du registre national du cancer, de la prévention et de la détection précoce, de la vie après le traitement, de la recherche et des nouveaux traitements », a-t-il dit, avant de rappeler que « nous n’oublions pas le soutien continu de nos partenaires internationaux. L’Organisation mondiale de la santé, l’Institut Curie, l’hôpital et le centre de recherche St. Jude, entre autres, ont été des piliers importants dans la réalisation du plan, en fournissant leur expertise et leurs ressources ».
Quant au Dr Arafat Tfayli, président du comité chargé de suivre la mise en œuvre du plan national de lutte contre le cancer, il a souligné les mesures prises l’année dernière et présenté celles prévues pour l’année prochaine, en valorisant les caractéristiques les plus importantes : « Le suivi, la surveillance, la collecte d’informations et la coopération continue avec le Comité international de recherche sur le cancer ainsi que la mise en place d’un comité consultatif qui sera chargé de collecter les données au Liban. »
Parmi les mesures prévues en 2024-2025, il s’agit de mettre en place un programme éducatif dans les écoles, de développer le dépistage des cancers du sein et du poumon, de lancer une campagne de sensibilisation contre le cancer de la prostate, de créer le syndicat pour la lutte antitabac, de continuer d’œuvrer pour assurer l’accès au vaccin contre le cancer du col de l’utérus et de poursuivre la coordination avec les centres de soins primaires répandus dans tout le Liban.
Dr Arafat Tfayli a également signalé « travailler au développement de traitements, que ce soit dans les centres hospitaliers ou à domicile » en insistant sur le fait que « la phase postmaladie et la fin du traitement nécessitent beaucoup de soutien pour que le patient retrouve une vie normale ».
Deux témoignages de malades ont suivi dans lesquels, Loulou Jabour, 32 ans, à qui on a diagnostiqué en 2017 un cancer rare qui touche les os, a raconté qu’au début de son traitement, elle a souffert de problèmes d’assurance et a été rejetée de plusieurs emplois pour lesquels elle avait postulé en raison de son cancer. Quant à Ahmad Taha, 27 ans, qui a contracté une leucémie à l’âge de huit ans, il a exprimé sa chance d’avoir reçu le bon traitement au bon endroit, au Centre de lutte contre le cancer des enfants au Liban.
Puis une table ronde s’est tenue avec divers spécialistes, dont le Dr Jean Michon de l’Institut Curie, sur la manière de développer les traitements contre le cancer de l’enfant au Liban que ce soit sous l’angle thérapeutique, hospitalier et financier.


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