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Négociations sur une trêve au Qatar : entre optimisme et prudence

Négociations sur une trêve au Qatar : entre optimisme et prudence

Vue des bâtiments détruits et des décombres après le retrait de l'armée israélienne du quartier de Shujaiya, à l'est de la ville de Gaza, le 10 juillet 2024. Photo AFP / Omar el-Qattaa

Alors que la guerre à Gaza entre dans son dixième mois, un énième cycle de négociations a repris hier au Qatar entre le Hamas et Israël pour parvenir à une trêve et un accord d'échange d'otages. Dans ce cadre, le groupe palestinien a accusé Israël de tergiverser pour faire échouer les pourparlers. Toutefois, des sources ont déclaré au média israélien Haaretz qu'un accord est possible « dans les jours qui viennent ». 

Mercredi, le directeur de la CIA Bill Burns a rencontré de hauts responsables qataris, égyptiens et israéliens.

Selon le Washington Post, toutefois, bien que le cadre de l'accord de cessez-le-feu soit en place, les responsables ont prévenu qu'un accord final n'est peut-être pas imminent et qu'il faudra du temps pour en régler les détails.

Jusqu'à présent, Israël et le Hamas ont tous deux indiqué qu'ils acceptaient un plan de « gouvernance intérimaire » qui commencerait avec la deuxième phase de l'accord, dans laquelle ni le Hamas ni Israël ne gouverneraient la bande de Gaza, selon le Post. La sécurité serait assurée par une force formée par les États-Unis et soutenue par des alliés arabes modérés, issus d'un noyau d'environ 2 500 partisans de l'Autorité palestinienne à Gaza qui ont déjà été contrôlés par Israël.

Le porte-parole de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, John Kirby, a pour sa part déclaré mercredi à CNN que les États-Unis étaient « prudemment optimistes et que les choses évoluaient dans le bon sens ». « Il y a encore des écarts entre les deux parties », a-t-il poursuivi, ajoutant que les États-Unis s'efforçaient de les réduire.

La proposition comporte trois phases. Dans la première, le Hamas libérerait les otages répondant à certains critères humanitaires en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Les troupes israéliennes se retireraient des zones convenues dans l'enclave et autoriseraient l'entrée de l'aide humanitaire et le retour des Palestiniens déplacés dans leurs foyers. Dans la seconde phase, dont les détails seront négociés au fur et à mesure, Israël accepterait un cessez-le-feu plus durable et le Hamas libérerait les derniers otages vivants en échange d'autres prisonniers palestiniens. La reconstruction de Gaza commencerait alors au cours de la troisième phase.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a insisté sur le fait que l'accord ne devait pas empêcher Israël de reprendre les combats tant que ses objectifs de guerre, notamment empêcher le Hamas de reprendre le pouvoir à Gaza, n'auraient pas été atteints. Le Hamas a cédé, abandonnant sa demande qu'Israël s'engage à un cessez-le-feu permanent avant de signer l'accord.

En outre, le Post rapporte que le Hamas a cédé sur sa demande de garantie écrite d'une fin permanente des combats, acceptant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui a été adoptée le mois dernier en lieu et place. Toutefois, il a prévenu que les récentes poussées israéliennes dans la ville de Gaza pourraient ramener les négociations sur le cessez-le-feu et la libération des otages « à la case départ ».

Alors que la guerre à Gaza entre dans son dixième mois, un énième cycle de négociations a repris hier au Qatar entre le Hamas et Israël pour parvenir à une trêve et un accord d'échange d'otages. Dans ce cadre, le groupe palestinien a accusé Israël de tergiverser pour faire échouer les pourparlers. Toutefois, des sources ont déclaré au média israélien Haaretz qu'un accord est possible « dans les jours qui viennent ». Mercredi, le directeur de la CIA Bill Burns a rencontré de hauts responsables qataris, égyptiens et israéliens. Selon le Washington Post, toutefois, bien que le cadre de l'accord de cessez-le-feu soit en place, les responsables ont prévenu qu'un accord final n'est peut-être pas imminent et qu'il faudra du temps pour en régler les détails. Jusqu'à présent, Israël et le Hamas ont tous deux...