Des femmes tenant des portraits de figures palestiniennes emprisonnées en Israël, lors d'une manifestation à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 9 juillet 2024. ZAIN JAAFAR/AFP
L'Autorité palestinienne a appelé mercredi des diplomates réunis à Ramallah, en Cisjordanie occupée, à condamner les conditions de détention par Israël de milliers de prisonniers palestiniens.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a invité les représentants de nombreux pays, notamment européens, et des organisations internationales, à visionner trois minutes de témoignages de Palestiniens ayant été détenus dans les prisons israéliennes ces derniers mois.
Les images et entretiens recueillis par des médias font état de mauvais traitements comme des privations d'eau, mais aussi des récits de torture et d'humiliations - des accusations que les autorités israéliennes rejettent.
"C'est contraire à toutes les lois relatives aux droits humains et cela doit cesser", a déclaré Varsen Aghabekian Shahin, la ministre d'Etat aux Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne.
"C'est une question qui nous préoccupe beaucoup", a-t-elle poursuivi, "nous espérons qu'elle préoccupe aussi le reste du monde".
S'appuyant sur des chiffres d'ONG palestiniennes de défense des prisonniers, la ministre a affirmé qu'environ 9.600 Palestiniens étaient détenus par Israël.
Les chefs d'accusation sont multiples: organisation d'attaque, meurtre, appels parfois indirects à la violence sur les réseaux sociaux...
La situation s'est significativement dégradée depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël qui a déclenché une guerre meurtrière dans la bande de Gaza.
Les autorités pénitentiaires israéliennes ont alors annoncé "l'état d'urgence en prison", qui s'est traduit par un durcissement des conditions de détention, dont la fin des visites au parloir.
Dans un rapport remis lors de cette réunion, le ministère palestinien affirme que 18 détenus ont été "tués" dans les prisons israéliennes depuis le 7 octobre.
Qaddura Fares, le président du Club des prisonniers, une ONG palestinienne, s'est également inquiété du sort des personnes arrêtées dans la bande de Gaza depuis la guerre: des milliers selon lui, dont il estime que la plupart ont été relâchées.
L'armée israélienne avait annoncé en décembre l'ouverture d'une enquête après la mort en détention de plusieurs Palestiniens arrêtés dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.
"Je pense que la communauté internationale dispose des outils nécessaires pour mettre un terme à ce qui se passe", a estimé M. Fares.
Il a listé plusieurs mesures à prendre par la diplomatie internationale, parmi lesquelles des déclarations de condamnation ou la convocation d'ambassadeurs israéliens.
Sollicités par l'AFP, plusieurs diplomates invités n'ont pas souhaité réagir.
Le 3 juillet, le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a dit avoir "reçu des rapports très inquiétants et très pénibles sur la façon dont les détenus palestiniens sont traités par les forces israéliennes depuis le 7 octobre".
L'Autorité palestinienne a appelé mercredi des diplomates réunis à Ramallah, en Cisjordanie occupée, à condamner les conditions de détention par Israël de milliers de prisonniers palestiniens.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a invité les représentants de nombreux pays, notamment européens, et des organisations internationales, à visionner trois minutes de témoignages de Palestiniens ayant été détenus dans les prisons israéliennes ces derniers mois.
Les images et entretiens recueillis par des médias font état de mauvais traitements comme des privations d'eau, mais aussi des récits de torture et d'humiliations - des accusations que les autorités israéliennes rejettent.
"C'est contraire à toutes les lois...


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