Le Conseil sortant des ministres réuni au Sérail le 9 juillet 2024. Photo fournie par le bureau de presse de Nagib Mikati
C’est encore une fois partie remise. Contrairement aux attentes, le Conseil des ministres sortant réuni mardi au Sérail n’a pas trouvé de solution à la crise qui secoue l’École militaire depuis des mois, les nouveaux élèves officiers attendant toujours d’y être officiellement admis. Cette démarche relevant de la compétence du Conseil militaire (organe décisionnel de l’armée présidé par son chef) se heurte toujours au veto du ministre sortant de la Défense, Maurice Slim (gravitant dans l’orbite du Courant patriotique libre), dans le prolongement de ses rapports tendus avec le commandant de l'armée, Joseph Aoun (bête noire du CPL). Mais comme à son accoutumée, le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, a opté pour sa politique traditionnelle d’arrondissement des angles. Il a donc préféré donner sa chance à une (énième) mission de bons offices entre MM. Slim et Aoun avant de trancher. Telle est la principale conclusion à tirer de la séance gouvernementale de mardi, lors de laquelle « le dossier de l’École militaire a été évoqué en long et en large », pour reprendre les termes d’un ministre qui a demandé à garder l’anonymat.
Cette affaire remonte au mois d'août 2023. Le gouvernement sortant avait alors autorisé l’armée à organiser un concours d’entrée à l’École militaire afin de recruter 173 nouveaux officiers. Sur les 800 candidats qui s’étaient présentés aux épreuves, le commandement de l’armée n’a sélectionné que les 118 ayant réussi les examens sans notes éliminatoires, tout en respectant la parité islamo-chrétienne. Quant au ministre sortant de la Défense, il reproche à l’institution militaire d’avoir finalisé ce processus alors qu’elle devait, à ses yeux, donner la chance à de nouveaux candidats de présenter les épreuves de sorte qu’on parvienne au chiffre de 173. C’est pour cette raison (doublée, bien entendu, de motifs politiciens liés à la campagne menée par le CPL contre Joseph Aoun) que Maurice Slim refuse d’apporter son contreseing aux résultats (déjà approuvés par le Conseil militaire) et presse pour la tenue d’un nouveau concours. Ce point de vue, M. Slim l’a exprimé mardi lors d’une réunion ministérielle informelle tenue avant la séance gouvernementale, à laquelle il n’a pas pris part en raison du boycottage aouniste des Conseils des ministres tenus en période de vacance présidentielle. « Le ministre a expliqué son point de vue et s’est montré attaché à l’organisation d’un nouveau concours pour compléter le nombre d’élèves », rapporte à L’Orient-Le Jour une source ministérielle sous couvert d’anonymat. Selon nos informations, le ministre sortant de la Défense a également fait valoir que le concours de septembre 2023 a été organisé sans son approbation.
Joseph Aoun convié au Sérail
Un argument que Joseph Aoun a déconstruit lors du Conseil des ministres auquel il a été convié mardi. Dans les milieux proches de Yarzé, on fait valoir que le chef de l'armée était muni de tous les documents retraçant ses échanges écrits avec le ministre de la Défense. « Il a prouvé qu'il n’a pas outrepassé M. Slim », souligne une source proche du dossier. Elle indique également que le général Aoun a réitéré son refus d’organiser un nouveau concours, dans la mesure où cela engendrerait des dépenses inopportunes et retarderait davantage l’admission des 118 candidats sélectionnés pour une durée qui pourrait aller jusqu’à un an.
Prenant la parole, Nagib Mikati a, de son côté, mis en garde contre trois scénarios : fermer les portes de l’École militaire, briser le commandant de l’armée ou outrepasser le ministre de la Défense. N'ayant pas d’alternative à proposer, le gouvernement a finalement chargé le ministre sortant de la Culture, Mohammad Mortada (proche du tandem chiite Amal-Hezbollah), de rapprocher les points de vue entre les deux hommes. Celui-ci s’est donc entretenu mercredi avec le numéro un de la troupe ainsi qu'avec le ministre de la Défense, faisant état, aux médias locaux, d'ambiance « positive ». « Nagib Mikati a dit mardi être disposé à convoquer un Conseil des ministres consacré à ce dossier si les efforts de M. Mortada portent leurs fruits », confie un ministre. Affaire à suivre.


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Ils veulent poursuivre leurs actes de sabotage de toutes nos institutions afin de les vider de toute consistance et les remplacer par leurs pions vendus, afin de pouvoir agir une fois la guerre terminée et les pendules mises à l’heure. Ils projettent de torpiller le pays de l’intérieur en se substituant à toutes les autorités, des fois qu’un président patriote serait élu malgré leur nez. Ils ont toujours une longueur d’avance dans leurs projets de destruction massive et utilisent tous les moyens pour y parvenir sous forme de résistants et défenseurs de ce pays qu’ils détruisent allègrement
13 h 03, le 11 juillet 2024