La commission des Affaires étrangères du Parlement libanais, présidée par le député Fadi Alama, et les membres : Pierre Abou Assi, Ibrahim el-Moussaoui, Nasser Jaber et Haider Nasser, dans le quartier général de la Finul à Naqoura. Photo ANI.
Une délégation de députés libanais a été reçue jeudi par le commandant en chef la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), le général Aroldo Lázaro, et d'autres officiers supérieurs, au Quartier général de la force internationale à Naqoura « au son des sirènes qui ont retenti » suite aux bombardements à la frontière, au Liban-Sud, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Une réunion à huis clos a été tenue pour présenter le rôle et la mission de la Finul à l'aune du renouvellement de son mandat devant la commission des Affaires étrangères du Parlement présidée par le député Fadi Alamé (mouvement chiite Amal), avec les parlementaires membres Pierre Abou Assi (Forces Libanaises), Ibrahim el-Moussaoui (Hezbollah), Nasser Jaber (Amal) et Haïdar Nasser (indépendant proche du 8 mars).
Kandice Ardiel, porte-parole adjointe de la Finul, a souligné « l'importance de cette visite », car « elle montre l'importance du travail accompli par la force des Nations unies auprès du gouvernement libanais, qui a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de renouveler le mandat de la Finul pour une année supplémentaire ». Un renouvellement demandé alors que le Hezbollah et Israël s'affrontent quotidiennement depuis le 8 octobre dans le sillage de la guerre à Gaza.
Le Liban « ne veut pas de la guerre »
Dans un discours, M. Alamé est revenu sur l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui avait mis fin en 2006 à la guerre entre le Hezbollah et Israël : « Nous devons affirmer la position du Liban de coopération absolue et claire avec vous, pour mettre en œuvre la résolution 1701 qui constitue une voie et un point d'entrée pour rétablir le calme et arrêter la guerre contre Gaza ».
« À vous et à tous ceux qui travaillent dans les forces de maintien de la paix, je souhaite que vous réussissiez dans votre noble mission qui est de parvenir à la paix à laquelle nous aspirons en préservant la protection de la souveraineté et des frontières du Liban », a ajouté M. Alamé. Il a aussi souligné les violations de la résolution 1701 par Israël qui « n'a pas respecté le droit humanitaire international. Sa série d'attaques contre des civils, des secouristes et des journalistes a été prouvée, ainsi que l'utilisation de bombes incendiaires au phosphore. C'est interdit, et vous devez le remarquer quotidiennement, car Israël n'a pas épargné le ciblage des personnes et des infrastructures, en plus de la destruction de maisons et d'institutions économiques et commerciales ».
De son côté, Kandice Ardiel a déclaré avoir communiqué avec les autorités des deux pays « pour les exhorter à revenir à une cessation des hostilités et à déposer les armes, afin que nous puissions aller de l'avant par le biais de la résolution 1701, dans le cadre de la cessation des hostilités, vers une solution politique et diplomatique qui rétablit la stabilité à long terme au Liban-Sud ».
Le président de la commission des Affaires étrangères a également déclaré que le Liban « ne veut pas de la guerre, et souhaite appliquer les résolutions internationales », précisant que la visite des parlementaires se déroule dans un contexte « de poursuite des attaques ».
Soulignant le rôle de la Finul, et le lien entre la force et les habitants du Sud, M. Alamé a fait valoir que « ces dernières années, la paix est devenue une réalité, et aujourd'hui plus que jamais, nous insistons sur la nécessité de votre rôle. Grâce à son déploiement dans les villages du sud, la Finul a pu nouer des relations privilégiées avec les associations de la société civile, les municipalités et les habitants, qui entretiennent une relation de gratitude et d'affection avec les dirigeants des forces opérant ici et leurs membres ».



« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin