Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Houssam Zaki, s'exprimant depuis le palais présidentiel de Baabda. Photo d'archive de 2021/Ani
Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Houssam Zaki a nuancé dans un communiqué publié lundi la position de l’organisation vis-à-vis du Hezbollah telle qu’il l’avait exprimée samedi au cours d’un entretien télévisé sur la chaîne d’information al-Qahera News. S’exprimant au lendemain d’une visite à Beyrouth, Houssam Zaki avait déclaré que « la Ligue arabe ne considérait plus le Hezbollah comme une entité terroriste », une décision qui avait surpris et fait réagir.
Dans un communiqué adressé aux « rédacteurs en chef accrédités auprès de la Ligue », le secrétaire général adjoint affirme que ses déclarations à ce sujet « ont été interprétées dans un contexte erroné ». Sans les nier, il a expliqué que la position exprimée « ne signifie en aucun cas la disparition des nombreuses réserves et objections à l'égard du comportement, de la politique, des actions et des positions du parti, non seulement au niveau interne mais aussi au niveau régional. » Il a également souligné que la Ligue restait fermement attachée à sa position « adoptée à l’unanimité » après le sommet de Nouakchott en juillet 2016, concernant « le maintien de la sécurité nationale arabe et la lutte contre le terrorisme », qui établit que les États arabes doivent s’abstenir de soutenir de manière « explicite ou implicite » toute « entité ou personne impliquées dans des actes terroristes. »
Solidarité avec le Liban
Cité dans le même communiqué, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Ghait, a, lui, ajouté que « le secrétariat général qu’il dirige « s'est toujours engagé à mettre pleinement en œuvre les résolutions des États dans tous les domaines ». Il a indiqué que le déplacement de Houssam Zaki au Liban « en tant qu'envoyé personnel pour communiquer avec les forces politiques libanaises » s’inscrivait dans le cadre de son sa position de solidarité avec le Liban exprimée lors du dernier sommet arabe à Manama (en mai dernier).
Lors de son interview télévisée, Houssam Zaki avait précisé que ce qui semblait être un assouplissement de la position de la Ligue arabe vis-à-vis du Hezbollah devait permettre de relancer le dialogue – suspendu depuis 2016 – entre les Arabes et le parti chiite. Il avait ajouté que l'organisation « ne recourrait pas à l’étiquetage des entités comme organisations terroristes et n’adopte pas de telles listes ».
Le Hezbollah est considéré comme une organisation terroriste par Washington et l’Union européenne. Le parti chiite et Israël échangent quotidiennement des tirs à la frontière entre le Liban-Sud et le nord de l’État hébreu depuis le 8 octobre 2023, soit au lendemain du début de la guerre à Gaza. Soutenue par l’Iran, l'influence croissante du Hezbollah au Liban a été à l’origine du refroidissement des relations diplomatiques entre le Conseil de coopération du Golfe et Beyrouth dès les années 2010.



Il ont jeté un ballon d'essai et, pour l'instant il n'est pas passé. Nous verrons par la suite.
08 h 53, le 04 juillet 2024