L'envoyé spécial américain Amos Hochstein (G) rencontre le président du Parlement libanais Nabih Berri à Beyrouth le 18 juin 2024. Photo AFP
L'envoyé spécial américain Amos Hochstein est arrivé mardi matin à Beyrouth dans le cadre d’un déplacement visant à désamorcer la situation au Liban-Sud, où le Hezbollah et Israël échangent quotidiennement des tirs depuis le début de la guerre à Gaza. Il a souligné dès son arrivée qu'il était « urgent » de résoudre diplomatiquement ce conflit, a rapporté l’AFP.
Dans une autre déclaration relayée par Reuters, Amos Hochstein a confié que « les États-Unis tentent d'éviter une guerre plus importante entre Israël et le mouvement libanais Hezbollah », et qu'il avait été « dépêché au Liban immédiatement » après son voyage en Israël parce que la situation était « grave ».
Selon un communiqué officiel, Amos Hochstein a rencontré aux environs de midi le Premier ministre sortant Nagib Mikati « à son domicile». Après la rencontre, ce dernier a souligné que « le Liban ne cherche pas l'escalade » et souhaitait « le rétablissement de la sécurité et de la stabilité et l'arrêt des violations continues de la souveraineté libanaise et des massacres et destructions systématiques perpétrés par Israël », a-t-il déclaré. « Les menaces persistantes d'Israël à l'encontre du Liban ne nous dissuaderont pas de continuer à chercher à établir une trêve, ce qui est une priorité pour nous et pour tous les amis du Liban », a encore ajouté le chef de l'exécutif.
Joseph Aoun et Nabih Berry
Plus tôt dans la matinée, il s’était d’abord entretenu avec le commandant en chef de l'armée libanaise Joseph Aoun, à Yarzé (Baabda) pour « discuter de la situation générale au Liban et dans la région, ainsi que de l'évolution de la situation à la frontière » entre le Liban-Sud et le nord d’Israël, selon les termes d’un second communiqué.
Amos Hochstein est arrivé vers 11h à Aïn el-Tiné pour rencontrer le président du Parlement Nabih Berry. Interrogé à l'issue de cette réunion qui a duré un peu plus d’une heure, l'émissaire américain a indiqué que le échanges étaient positifs et ajouté qu'il était « dans l'intérêt de tous de résoudre le conflit rapidement et sur le plan politique ». « C’est possible, nécessaire et à portée de main » a-t-il ajouté.
S’exprimant sur la question de la guerre à Gaza, M. Hochstein a aussi assuré que « l'accord établi par le président Biden le 31 mai 2024, qui comprend la libération des otages et un cessez-le-feu permanent pour mettre fin à la guerre à Gaza, a été accepté par la partie israélienne et a reçu l'approbation du Qatar, de l'Égypte, du G7 et du Conseil de sécurité de l'ONU ». Il a ajouté que cet accord « mettait fin à la guerre à Gaza et établissait un programme de retrait pour les forces israéliennes » avant de conclure : « si c'est ce que veut le Hamas, il devrait l'accepter ».
L'émissaire américain se trouvait lundi en Israël, où il a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu quelques jours après que le secrétaire d'État américain Antony Blinken a affirmé, au cours d'une tournée au Moyen-Orient, qu'un cessez-le-feu à Gaza était le meilleur moyen de mettre fin aux violences entre le Hezbollah et Israël.
Revenant sur le dossier libanais, l’émissaire a expliqué qu’« un cessez-le-feu à Gaza qui mettra fin à la guerre, ou une autre solution politique qui mettra fin au conflit des deux côtés de la Ligne bleue (séparant le Liban-Sud d’Israël, sous contrôle de la Force intérimaire des Nations unies au Liban), créera les conditions nécessaires au retour des personnes déplacées dans le sud (du Liban) et des civils de l'autre côté (dans le nord d'Israël) ».
« Le conflit (…) a assez duré, des innocents meurent, des biens sont détruits, des familles sont séparées, l'économie libanaise continue de décliner et le pays souffre sans raison valable, il est dans l'intérêt de tous de résoudre le conflit rapidement et politiquement et c'est possible, nécessaire et à portée de main », a encore développé Amos Hochstein.
M. Hochstein a également été reçu dans l'après-midi par le ministre libanais sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, rapporte l'Agence nationale d'information. Les deux hommes ont discuté des derniers développements au Liban-Sud, de la guerre à Gaza et de la présidentielle au Liban, alors que le pays est en proie à une vacance à la magistrature suprême depuis la fin du mandat de Michel Aoun en octobre 2022.



HB et l’Iran ne croient plus aux menaces proférées par les américains. Ils ont eu l’expérience avec les sanctions qui sont restées lettre morte et n’ont fait que les conforter dans leur conviction de pouvoir mener tout le monde par le bout du nez avec des menaces qui dépassent leur prétention mais peu importe puisque ça fonctionne. Lui qui menace les israéliens, fort de ses armes offertes pour détruire son propre pays. Il n’est pas sans savoir que son ennemi est prêt à le détruire ainsi que ses armes sophistiquées avant même qu’il ait le temps de dire OUF. apparemment la leçon donnée de 2006 n
11 h 35, le 19 juin 2024