Vue sur Beyrouth. Photo d'illustration AFP
Le président du Conseil national de l'audiovisuel (CNA) au Liban s'est dit favorable, jeudi, à l'octroi d'une licence à une nouvelle chaîne télévisée de l'homme d'affaires émirati Khalaf al-Habtoor, qui s'était plaint de la lenteur des autorités libanaises sur ce plan.
Selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), le président du CNA, Abdel Hadi Mahfouz, a envoyé un courrier au Conseil des ministres, à la demande de celui-ci, dans lequel il se dit favorable à ce que le gouvernement sortant de Nagib Mikati octroie une licence à la nouvelle chaîne, sur la base de la loi 531/96 sur la diffusion satellitaire.
Après avoir appelé le cabinet à déterminer les frais annuels de diffusion de la chaîne émiratie, le chef du CNA a estimé qu'elle « respecte les standards d'objectivité et moraux prévus par la loi 381/94 sur l'audiovisuel, notamment en matière d'abstention de diffuser des informations pouvant susciter des tensions politiques ou communautaires ou appeler à la violence (...) ».
En avril dernier, le président et fondateur du groupe Al-Habtoor, Khalaf Ahmad al-Habtoor, a annoncé le lancement d'une nouvelle chaîne télévisée, qui sera basée à Beyrouth et qui a « le potentiel de créer environ 300 emplois dans un premier temps, avec des perspectives d'emplois supplémentaires au fur et à mesure de l'expansion de l'entreprise ».
Khalaf al-Habtoor a souligné que la mission de la chaîne est « d'injecter de la positivité dans la vie quotidienne de son public, en mettant l'accent sur un contenu stimulant allant des vitrines culturelles et des discussions sociales au sport, au divertissement et à la sensibilisation à la santé ». Selon l'homme d'affaires, la programmation de la chaîne sera conçue pour « inspirer et motiver non seulement les jeunes du Liban, mais aussi les personnes du monde entier, en les encourageant à adopter une attitude positive et à poursuivre leurs rêves ».
Le groupe Al-Habtoor a déclaré que le développement d'un studio de 100 000 mètres carrés était en cours, afin de renforcer l'attrait du pays en tant que plaque tournante pour les cinéastes internationaux au Liban.
Mais le retard dans l'obtention de la licence a amené M. al-Habtoor à se demander s'il devait « se retirer de l'investissement ». Lundi, il a exprimé sa frustration face au retard pris dans le processus d'obtention de la licence. «Devons-nous renoncer à nos intentions d'investissement au Liban ?» a-t-il demandé, exprimant son désir de surmonter les difficultés et de renforcer les liens avec le peuple libanais.
منذ ما يقارب الشهر، أعلنا رسمياً عن نيتنا إطلاق قناة تلفزيونية تبثّ من بيروت، هدفها نشر الإيجابية والتفاؤل بين الشعوب. وقد قمنا بإعلاننا هذا بعد أن قمنا بالدراسات الأولية للمشروع وتواصلنا مع الجهات الرسمية المسؤولة التي رحّبت ظاهريا بهذا الإعلان ووعدت أن تتمم الإجراءات اللازمة… https://t.co/Bmlbr9hRbV
— Khalaf Ahmad Al Habtoor (@KhalafAlHabtoor) June 3, 2024
Le ministre sortant de l'Information, Ziad Makari, lui a alors répondu : « Nous nous engageons à tenir notre promesse de vous accorder les licences requises », a-t-il dit, se référant à une correspondance du Grand Sérail datée du 15 mai. Il a affirmé son intention d'évoquer la question en Conseil des ministres.


