Rechercher
Rechercher

Campus - FRANCOPHONIE

Un moment de partage enrichissant organisé par l’ALEF

L’Association libanaise des enseignants de français a proposé au public une rencontre en ligne avec l’écrivaine et journaliste Roula Azar Douglas, qui s’est penchée sur l’importance de l’écriture comme outil de transformation sociale et personnelle.

Un moment de partage enrichissant organisé par l’ALEF

Les activités culturelles organisées par l’ALEF permettent aux jeunes d’échapper pour un temps aux soucis qui les accablent et de lutter contre le désespoir qui menace leur vie avec toutes les crises que connaît le Liban, selon la professeure Ilham Slim-Hoteit, secrétaire générale de l’ALEF.

Dans le cadre de ses activités annuelles destinées à faire la promotion de la lecture et de l’apprentissage de la langue et la littérature françaises, l’ALEF a invité les internautes à assister, le 25 mai, à une rencontre littéraire avec notre collègue Roula Azar Douglas qui, pendant près d’une heure, a pu s’exprimer sur son activité d’écrivaine et de journaliste en abordant la problématique suivante : « Écrire pour réfléchir le monde, écrire pour le changer ». Le public, formé principalement de lycéens, d’étudiants et d’enseignants, a pu découvrir, avec un intérêt non dissimulé, le parcours inspirant de cette chercheuse en sciences de l’information et de la communication (SIC), qui a partagé sa vie entre le Canada et le Liban, deux pays qui ont façonné sa vision du monde et enrichi son approche académique et professionnelle.

Le pouvoir de l’écrit

Roula Douglas, qui occupe la fonction de coordonnatrice de l’Observatoire national des femmes dans la recherche, affilié au Centre national de la recherche scientifique-Liban (CNRS-L), s’est livrée avec sincérité au sujet des motivations qui l’ont poussée à se servir de l’écriture comme médium pour initier un changement. « Les mots, souligne-t-elle, sont les outils et l’arsenal que j’utilise pour partager mes convictions. En tant que journaliste, auteure engagée pour les droits de l’homme, et même en tant que chercheuse en sciences humaines, j’utilise ma plume et mes connaissances pour défendre les valeurs de respect de la dignité humaine, de démocratie, d’égalité, de liberté et de justice sociale. » La journaliste a notamment précisé qu’elle a eu assez jeune un sens aigu de sa responsabilité sociale et qu’elle a œuvré au quotidien pour pouvoir la développer afin de la mettre au service des autres. « Si écrire est parfois un acte de réflexion personnelle, publier et partager mes écrits reflète mon engagement social envers le monde et envers autrui né de ma volonté de contribuer à changer et à élargir le regard sélectif, dénué de nuances et étroitement binaire que portent certains sur le monde », a-t-elle ainsi confié aux internautes. Celle qui est, depuis 2010, responsable de rédaction de la page Campus de L’Orient-Le Jour, a rappelé que cette page hebdomadaire, lue par des milliers d’internautes, est née d’un double objectif : celui de parler aux jeunes et celui de parler des jeunes. Elle a raconté que depuis le lancement de Campus, elle a eu l’occasion de rencontrer des centaines de jeunes qui manifestent un vif intérêt pour le monde qui les entoure et aspirent à y laisser leur empreinte. « Malgré les sombres nouvelles qui ont marqué ces dernières années au Liban, précise-t-elle, les pages de Campus regorgent de visages passionnés, de regards pleins d’espoir et de voix qui s’élèvent, portées par des jeunes engagés. La grande majorité de nos articles met en lumière l’existence de jeunes Libanais actifs, créatifs et responsables. Nos différentes rubriques visent à transmettre non seulement l’actualité universitaire, mais aussi à élargir les horizons des jeunes et à repousser les limites qu’ils se sont fixées ou qui leur sont imposées par leur environnement. » La journaliste a fini par parler des défis de l’écriture à l’ère de l’intelligence artificielle et a sensibilisé les jeunes sur l’importance de se rappeler que l’écriture repose avant tout sur la substance et la profondeur du contenu, plutôt que sur la forme. Elle a ajouté qu’il est crucial, pour ces derniers, de travailler sur leur développement personnel et leur enrichissement intellectuel afin de pouvoir améliorer le monde.

Des moments de partage avec les jeunes

Après avoir renseigné l’auditoire au sujet de son parcours académique et professionnel, Roula Douglas a pu, lors de cet événement riche en échanges intellectuels et artistiques, prendre connaissance des travaux variés que des lycéens et des étudiants, issus de différents établissements francophones, ont pu produire en s’inspirant de son dernier roman, Le jour où le soleil ne s’est pas levé. Encadrés par leurs enseignantes, ces jeunes ont notamment pu présenter des traductions en arabe de certains passages écrits par l’écrivaine, des illustrations inspirées par le texte qu’ils ont lu et une réécriture de la fin de l’histoire et de la quatrième de couverture. Les internautes ont pu également discuter avec Roula Azar Douglas, lui poser des questions autour de son parcours et de son œuvre et l’écouter lire, avec émotion, un texte très personnel intitulé « Non, je n’ai rien oublié », publié, il y a quelques années, dans les colonnes de L’Orient-Le Jour. La professeure Ilham Slim-Hoteit, secrétaire générale de l’ALEF, se réjouit que l’Association libanaise des enseignants de français puisse proposer, tous les ans, aux jeunes libanais, lycéens et étudiants, des rencontres littéraires avec des écrivains français et francophones à l’instar de Philippe Claudel, Alexandre Najjar, Laurent Gaudetet et tout récemment Roula Douglas. « Ces rencontres, explique-t-elle, instaurées en tradition, visent plusieurs objectifs : inciter les apprenants à lire des œuvres de la littérature actuelle française et francophone, découvrir des auteurs français ou francophone, établir un dialogue entre l’écrivain et les jeunes Libanais et découvrir les techniques narratives utilisées dans les œuvres qu’ils ont lues ». La professeure Hoteit rappelle que l’interdisciplinarité caractérise l’action de l’ALEF : lecture, écriture poétique, écriture de récit, de pièce de théâtre, de bande dessinée, musique, peinture. Elle poursuit : « Ces activités culturelles ont permis à ces jeunes d’échapper pour un temps aux soucis qui les accablent et de lutter contre le désespoir qui menace leur vie avec toutes les crises que connaît leur cher pays auquel ils sont très attachés. Elles constituent une arme de lutte et d’espoir qui leur permet de sortir de leur quotidien vers un monde rêvé. » Sans aucun doute, les initiatives mises en place par l’ALEF permettent à certains jeunes de découvrir leur potentiel et les incite à profiter de tous les avantages que leur offre la maîtrise de la langue française.

Dans le cadre de ses activités annuelles destinées à faire la promotion de la lecture et de l’apprentissage de la langue et la littérature françaises, l’ALEF a invité les internautes à assister, le 25 mai, à une rencontre littéraire avec notre collègue Roula Azar Douglas qui, pendant près d’une heure, a pu s’exprimer sur son activité d’écrivaine et de journaliste en...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut