Un bombardement israélien à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 14 mai 2024. Photo AFP
L'armée israélienne a indiqué à l'AFP mener vendredi à Jabalia les combats "peut-être les plus acharnés" dans cette zone du nord de la bande de Gaza depuis le début de son offensive terrestre sur le territoire palestinien le 27 octobre.
L'armée israélienne avait pourtant annoncé début janvier avoir "achevé le démantèlement de la structure militaire du mouvement islamiste palestinien Hamas dans le nord de la bande de Gaza" et se concentrer désormais sur "le centre et le sud" du territoire. Mais d'intenses combats ont repris il y a un peu moins d'une semaine à Jabalia, ville la plus peuplée du nord de la bande de Gaza, après Gaza-Ville.
"Le Hamas avait le contrôle total de Jabalia jusqu'à notre arrivée il y a quelques jours", a déclaré vendredi l'armée israélienne à l'AFP, quatre mois après que son porte-parole, le contre-amiral Daniel Hagari, eut affirmé que, dans le nord de Gaza, ne subsistaient que "des terroristes agissant de façon sporadique et sans commandement".
Les combats en cours à Jabalia depuis le 12 mai sont "peut-être les plus acharnés que nous avons rencontrés" dans cette zone depuis le début de l'offensive au sol dans la bande de Gaza, a ajouté l'armée, précisant opérer désormais dans le camp de réfugiés qu'abrite la ville.
Le camp de Jabalia était avant la guerre le plus grand camp de déplacés de la bande de Gaza, surpeuplé, avec plus de 110.000 personnes entassées sur 1,4 km2, selon l'ONU.
"Jusqu'ici nous estimons avoir tué environ 200 terroristes", depuis la reprise des intenses combats à Jabaliya, a précisé l'armée.
Des images fournies par l'armée israélienne montrent des fantassins évoluant dans un entrelacs de bâtiments très endommagés et totalement déserts.
D'intenses combats, accompagnés de bombardements, ont également repris début mai dans le quartier de Zeitoun, dans le sud de la ville de Gaza, également dans le nord du territoire palestinien.
Israël affirmait jusqu'à très récemment que les quatre derniers bataillons du Hamas se cachaient à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. L'armée israélienne a entamé le 7 mai des opérations militaires dans cette ville adossée à la frontière égyptienne, avec l'objectif annoncé d'y anéantir le mouvement palestinien.
Selon des sources militaires israéliennes citées dans plusieurs médias, le Hamas comptait avant le 7 octobre quelque 30.000 combattants dans la bande de Gaza, répartis en 24 bataillons.
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque surprise du Hamas ayant entraîné la mort de plus de 1.170 personnes du côté israélien, en majorité des civils tués le 7 octobre, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens. Sur les 252 personnes emmenées comme otages le 7 octobre, 128 sont toujours détenues à Gaza, dont 38 sont mortes selon l’armée israélienne.
Plus de 35.300 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.
L'armée israélienne avait pourtant annoncé début janvier avoir "achevé le démantèlement de la structure militaire du mouvement islamiste palestinien Hamas dans le nord de la bande de Gaza" et se concentrer désormais sur "le centre et le sud" du territoire. Mais d'intenses combats ont repris il y a un peu moins d'une semaine à Jabalia, ville la plus peuplée du nord de la bande de Gaza, après Gaza-Ville.
"Le Hamas avait le contrôle total de Jabalia jusqu'à notre arrivée il y a quelques jours", a déclaré vendredi...


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