Une équipe médicale israélienne transporte une personne blessée par une attaque à la roquette tirée depuis le sud du Liban à l'hôpital Ziv dans la ville de Safed, dans le nord d'Israël, le 14 février 2024, dans un contexte de tensions transfrontalières continues, alors que les combats se poursuivent entre Israël et les militants palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza. Photo AFP/JALAA MAREY
Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a déclaré mercredi que l’attaque mortelle à la roquette sur la ville de Safed dans le nord d’Israël depuis le Liban est une déclaration « de guerre », appelant à un changement dans la manière dont Israël gère l’équilibre des forces à la frontière libanaise.
« Ce n’est pas un filet [de roquettes], c’est la guerre. Il est temps de laisser derrière nous le « concept » dans le nord également », a écrit le politicien d’extrême droite sur X.
« Itamar Ben Gvir et d’autres partisans de la ligne dure ont reproché à Israël d’avoir considéré que le Hamas était une force stabilisatrice à Gaza désintéressée par la guerre, une erreur fatale qui a conduit au massacre du 7 octobre. Si ces massacres ont modifié l’opinion d’Israël sur le Hamas, les critiques affirment qu’à la frontière nord, Jérusalem a largement continué à traiter le Hezbollah comme un ennemi rationnel qui n’entrera pas en guerre à moins d’être provoqué à l’excès », analyse le site d’information Times of Israel.
Les attaques sur Safed n’ont toujours pas été revendiquées. Elles ont fait un mort et huit blessés, selon Haaretz.
Avigdor Liberman, membre de l’opposition aux positions bellicistes, a également apporté une réponse sévère aux attaques.
« La ligne rouge s’est transformée en drapeau blanc », a-t-il écrit. « Le cabinet de guerre a cédé au Hezbollah et a perdu le nord. », a-t-il écrit sur X.


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