De gauche à droite : la vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal Leila Solh Hamadé, le ministre sortant du Tourisme Walid Nassar et le président du Conseil national pour le développement du Tourisme Pierre Achkar. Photo DR
La vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, Leila Solh Hamadé, a inauguré le siège du Conseil national pour le développement du tourisme au Liban (rénové à l’initiative de la fondation) au siège du ministère du Tourisme à Beyrouth. Étaient notamment présents le ministre sortant Walid Nassar, le président de l’organisme Pierre Achkar ainsi que plusieurs personnalités.
Ouvrant la cérémonie qui s’est tenue dans une salle portant le nom de Leila Solh Hamadé, M. Nassar a insisté sur l’importance de doter le Conseil d’une structure indépendante de celle du ministère, afin de lui permettre d’être efficace.
Louant le fait que Leila Solh Hamadé est « consciente de l’importance du secteur du tourisme », le ministre a fait valoir que la part du budget de l’État consacrée à son ministère n’est que de 0,001 %. « Mais en dépit des circonstances difficiles que traverse le pays, j’ai pu ajouter 9 milliards de livres libanaises consacrées aux fonctionnaires du ministère », a-t-il souligné, souhaitant « l’élection d’un nouveau président de la République dans un avenir proche, ainsi que la formation d’un gouvernement capable d’enclencher le processus de réforme et recouvrer la confiance de la communauté internationale ».
Prenant à son tour la parole, Pierre Achkar a lui aussi loué l’action de Leila Solh Hamadé, « consciente que le tourisme est le levier de l’économie du Liban ». « Nous représentons un secteur qui veut travailler afin d’assurer son pain quotidien », a-t-il dit, remerciant Walid Nassar pour « avoir tendu la main au secteur privé ».
Dans son allocution, Leila Solh Hamadé a pour sa part estimé que « la persévérance dans ce pays semble être devenue l’exception », assurant que personne ne baissera les bras face à l’absence de l’État, a fortiori l’absence d’un président de la République.
Le ministre a enfin rappelé qu’au début de sa propre carrière, le Conseil national du tourisme était le moteur et le régulateur du secteur, jusqu’au début de la guerre civile en 1975.


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