De la fumée se dégage d'un champ où des fusées éclairantes israéliennes ont atterri près d'une base de la Finul dans le village de Kfar Kila, au sud du Liban, le 19 janvier 2024. Photo Rabih DAHER / AFP
Le Hezbollah a affirmé avoir visé mardi « pour la deuxième fois » une base militaire dans le nord d'Israël, en réponse « aux récents assassinats et agressions répétées contre les civils » au Liban et en Syrie.
Dans un communiqué, la formation pro-iranienne a déclaré avoir ciblé la base de Meron à l'aide « d'un grand nombre de missiles ». Le Hezbollah avait déjà annoncé avoir ciblé cette base le 6 janvier, en représailles à l'élimination imputée à Israël du numéro deux du mouvement islamiste palestinien Hamas au Liban.
Ces dernières semaines, Israël a été accusé d'avoir mené plusieurs frappes ciblées contre des responsables d'Iran et de ses alliés en Syrie et au Liban, qui soutiennent le Hamas, alimentant la crainte d'un élargissement du conflit. "Nous surveillons tout ce qui se passe dans le nord (d'Israël). Le Hezbollah continue de provoquer (...)Nous ne voulons pas de guerre, mais nous sommes prêts à affronter toute situation qui pourrait survenir dans le Nord (...)", a déclaré le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant.
Samedi, 13 personnes, dont cinq conseillers des Gardiens de la Révolution iraniens, ont été tués à Damas dans une frappe aérienne imputée à Israël, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Israël a juré de riposter à cette attaque qu'elle a aussi attribuée à Israël.
Le 8 janvier, le Hezbollah a annoncé la mort de Wissam Tawil, décrit comme « un commandant de la force al-Radwan », l'unité d'élite du mouvement islamiste, dans une frappe attribuée à Israël. Le 2 janvier, le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, et six autres cadres du mouvement palestinien ont été tués dans des frappes de drones, attribuées à Israël, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.
Depuis l'attaque du Hamas palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, les échanges de tirs sont quotidiens à la frontière israélo-libanaise entre l'armée israélienne et le Hezbollah. Ce mouvement affirme régulièrement viser des positions de l'armée israélienne à la frontière, en soutien aux Palestiniens à Gaza. Israël réplique en bombardant des « infrastructures » du Hezbollah et des combattants dans des secteurs frontaliers.
Lundi, le bilan des personnes tuées par Israël dans le sud du Liban a dépassé les 200, dont 147 combattants du Hezbollah, depuis le 7 octobre, selon un décompte de l'AFP. En Israël, les autorités ont annoncé la mort de neuf soldats et six civils.


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Plus ils se détruisent plus le Liban verra venir une période de paix et de développement durable. Les deux bords font de la propagande a outrance et mentent comme ils respirent. Dans les deux cas c'est au détriment du Liban, de ses intérêts et de son peuple. Je ne vois toujours pas pourquoi le Hezbollah veut a tout prix se mêler d'une affaire qui ne nous regarde pas alors que si nous négocions une nouvelle armistice, je suis sur qu’Israël l'acceptera. La provocation c'est le Hezbollah qui l'a provoqué avec sa politique de front commun. Israël, après son succès a Gaza cherche a en profiter.
11 h 18, le 24 janvier 2024