Leila Solh Hamadé, vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, au cours de sa tournée à Tripoli. Photo DR
La vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, Leila Solh Hamadé, s’est rendue durant le week-end écoulé à Tripoli, notamment à la rue portant le nom de son père Riad el-Solh, premier chef de gouvernement après l’indépendance de 1943. L’occasion pour l’ancienne ministre de l’Industrie de se faire une idée des travaux de restauration des anciens bâtiments de la rue en question, entrepris à l’initiative de la fondation.
Étaient notamment présents Yasmine Ghamrawi, présidente de l’association « Pour le bien toi et moi » (une ONG tripolitaine), ainsi que plusieurs activistes qui ont résumé à Mme Hamadé les travaux de restauration visant à préserver les rues de Tripoli.
Dans son allocution, l’ancienne ministre a rendu hommage à Tripoli, « ville modèle du vivre-
ensemble entre communautés religieuses ». Évoquant son père, elle a souligné que « le leadership de Riad el-Solh ne s’est jamais limité à une région ou à une ville ». « Le citoyen libanais ne l’a jamais perçu comme un leader exclusivement beyrouthin ou tripolitain », a-t-elle ajouté. « Il était un leader libanais et arabe dont les accomplissements étaient au profit du Liban dans son ensemble », a encore dit Mme Solh Hamadé, rappelant que ces actions allaient de l’aide aux enfants orphelins, la contribution à la construction de la première école gratuite à Tripoli jusqu’au lancement d’une unité de pompage dans la raffinerie de la ville. « Riad el-Solh voulait que le pétrole soit un avantage pour le pays... mais aujourd’hui, il semble que celui-ci soit devenu une malédiction », a déploré Leila Solh Hamadé.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir