Des militaires israéliens sur le plateau du Golan, le 28 décembre 2023. REUTERS/Gil Eliyahu
"Après les sirènes qui ont retenti il y a peu de temps dans le nord d'Israël, deux tirs en provenance de Syrie sont tombés dans un terrain vague. L'armée frappe actuellement les sources de ces tirs", a-t-elle indiqué dans un bref message.
Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a confirmé que les projectiles tirés étaient des roquettes. Les militaires israéliens n'ont pas précisé le lieu précis où ces roquettes s'étaient abattues, Israël considérant par ailleurs dans sa région "nord" la partie du plateau du Golan qu'elle a annexée.
Une frappe israélienne avait visé jeudi les alentours de Damas, la capitale syrienne, avaient annoncé le ministère syrien de la Défense et les médias d'Etat, dans un contexte marqué par le conflit entre Israël et le Hamas.
L'armée israélienne revendique rarement des frappes en Syrie mais a déclaré à plusieurs reprises qu'elle ne permettrait pas à son ennemi juré, l'Iran, d'étendre sa présence dans ce pays, notamment via des milices ou des groupes armés comme le Hezbollah libanais.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, la frontière entre le Liban et Israël est le théâtre quotidien d'échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
Au total, plus de 150 personnes ont été tuées du côté libanais, la plupart des combattants du Hezbollah mais aussi plus de 20 civils dont trois journalistes, selon un décompte de l'AFP.
Du côté israélien, au moins quatre civils et neuf soldats ont été tués, selon les chiffres de l'armée.
Ces échanges de tirs ont été largement limités à la zone frontalière. Israël a prévenu qu'il était prêt à intensifier son action militaire si les combattants du Hezbollah ne se retirent pas de la frontière.


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