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Nos lecteurs ont la parole

Le Liban est-il capable de supporter le fardeau de tous les pays arabes ?


Une conférence sur la question des Syriens déplacés s’est tenue mercredi dernier à Genève, en présence de politiciens et de diplomates de différentes parties du monde et d’organisations concernées par les affaires des réfugiés. Si les objectifs de cette conférence sont d’une grande importance, reste que leur application est toujours incertaine, et pour plusieurs raisons. Car réduire les pressions sur les pays d’accueil, notamment le Liban, est lié aux raisons démographiques et politiques régionales.

Par ailleurs, renforcer l’autonomie des réfugiés, permettre l’accès aux solutions des pays tiers et assurer les conditions dans les pays d’origine pour le retour en toute sécurité et dignité ont aussi été sujets à discussions.

Dans ce contexte, afin de parvenir à une solution pratique pour aider le Liban, les responsables libanais, en l’occurrence le Premier ministre sortant Nagib Mikati et le ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, devraient s’activer davantage pour permettre au Liban de mieux faire entendre ses revendications concernant ce dossier, notamment dans les forums internationaux.

Une dynamique accompagnée de discussions efficaces entre le Liban et les pays décideurs est impérative pour faire face à cette crise, au lieu de se laisser distraire par des disputes internes. En outre, le plus important est qu’il y ait une initiative concrète, et pas seulement des propositions sur papier : ne pas résoudre la situation et ne pas prendre d’initiatives pratiques vont aggraver le problème.

Par ailleurs, nos responsables devraient considérer toute solution basée sur l’intérêt du Liban et être conforme à la souveraineté et à la stabilité du pays. La présence de personnes déplacées sur le territoire libanais entraîne des répercussions économiques, sociales, sécuritaires et démographiques. Par conséquent, chaque retard dans la recherche de solutions augmentera la complexité de la question et rendra la crise encore plus enracinée.

Le Liban a payé un lourd tribut à la présence palestinienne sur son territoire et a subi des pertes dues à la présence syrienne continue et non organisée.

Le Liban est-il aujourd’hui capable de supporter le fardeau de tous les pays arabes ? Un autre sujet épineux vient alourdir le dossier des déplacés au Liban, relatif à la récente entrée et présence de Syriens armés sur le territoire libanais. Cet épisode doit être pris au sérieux par le gouvernement libanais. La situation est précaire et toute entrée d’armes illicites ou incontrôlées constitue une menace pour le Liban, sa sécurité et sa stabilité. En conclusion, il est impératif que les Forces de sécurité libanaises puissent exercer leurs fonctions, soutenues par le pouvoir judiciaire qui doit à son tour jouer son rôle. De leurs côtés les municipalités ne devront pas faillir face à cette réalité. Il revient au gouvernement d’être plus vigilant en pratique.

Président du Conseil maronite pour le Liban

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Une conférence sur la question des Syriens déplacés s’est tenue mercredi dernier à Genève, en présence de politiciens et de diplomates de différentes parties du monde et d’organisations concernées par les affaires des réfugiés. Si les objectifs de cette conférence sont d’une grande importance, reste que leur application est toujours incertaine, et pour plusieurs raisons. Car réduire les pressions sur les pays d’accueil, notamment le Liban, est lié aux raisons démographiques et politiques régionales. Par ailleurs, renforcer l’autonomie des réfugiés, permettre l’accès aux solutions des pays tiers et assurer les conditions dans les pays d’origine pour le retour en toute sécurité et dignité ont aussi été sujets à discussions. Dans ce contexte, afin de parvenir à une solution pratique pour aider le...
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