Des milliers de personnes participant à la Marche pour Israël sur le National Mall le 14 novembre 2023 à Washington, DC. Photo Alex Wong/AFP
Policiers et manifestants se sont mutuellement accusés jeudi de violences après des heurts lors d'une manifestation pour un cessez-le-feu à Gaza, tenue mercredi soir devant le siège national du Parti démocrate à Washington.
Selon les associations à l'origine du rassemblement, 90 manifestants ont été blessés légèrement et un souffre d'une commotion cérébrale, la police faisant elle état de six blessés dans ses rangs soignés pour des « coupures mineures », « coups de poing » ou irritations liées à du « gaz au poivre ». « Nous avons géré des centaines de manifestations pacifiques, mais celle de hier soir n'était pas pacifique », a assuré jeudi dans un communiqué la police du Capitole.
« Le groupe a déplacé des bennes à ordures devant les sorties (du bâtiment), a aspergé nos agents de gaz au poivre et a tenté de s'emparer du râtelier à vélos », détaille le communiqué, indiquant l'arrestation d'un manifestant de 24 ans. Des accusations vivement démenties par les organisateurs du rassemblement, qui a également provoqué la fermeture momentanée de bureaux du Congrès américain situés à proximité.
« Nous étions là en train de chanter pacifiquement (...) et nous avons fait face à de la violence policière », a déclaré jeudi Dani Noble, de l'association Jewish Voice for Peace, dans une conférence de presse, assurant que des manifestants ont été « étranglés », « poussés dans les escaliers » et « jetés au sol » par les policiers. La manifestation, qui a rassemblé environ 200 personnes selon la police, consistait en une veillée aux bougies et des chants, a-t-elle assuré.
« A aucun moment quelqu'un n'a tenté d'entrer dans le bâtiment » du Parti démocrate, a poursuivi Mme. Noble. Les organisateurs ont toutefois reconnu que tous les accès du bâtiment sauf un avaient été bloqués par les manifestants. L'objectif « était de faire en sorte qu'il n'y ait qu'un seul chemin pour les membres du Congrès et les élus (...) afin que nous puissions leur parler », a justifié la femme rabbin Jessica Rosenberg.
Des élus qui se trouvaient à ce moment-là dans les bureaux du Comité national démocrate (DNC) ont été escortés hors du bâtiment par la police pour les mettre en sécurité. L'élu démocrate californien Brad Sherman a fustigé l'action de « manifestants pro-terroristes et anti-israéliens (...) devenus violents » sur X (anciennement Twitter). Des propos « blessants et dangereux » selon Eva Borgwardt de l'association « IfNotNow », qui a assuré que de nombreux manifestants « ont des proches en Israël qui ont été assassinés le 7 octobre ou qui sont actuellement retenus en otages par le Hamas à Gaza ».
Mardi, un rassemblement pro-israélien de plusieurs milliers de personnes s'est tenu sur le National Mall, vaste esplanade au coeur de la capitale américaine.


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