Des obus israéliens tombent au Liban-Sud, près du village de Yarine, dans le caza de Tyr, le vendredi 10 novembre. Photo AFP
Nouvelle journée de violences au Liban-Sud. Au 35e jour de la guerre opposant Israël au Hamas, dans laquelle le Hezbollah est impliqué, les échanges de tirs des deux côtés de la frontière libano-israélienne se sont intensifiés. Vendredi, le Hezbollah a annoncé dans un communiqué la mort de sept de ses combattants, sans donner plus de précisions quant au lieu et à la date de leur décès. Selon notre décompte, cette annonce porte à 72 le nombre de combattants du « parti de Dieu » tués par des bombardements israéliens. Ceux-ci étaient particulièrement intenses vendredi. Dans la matinée, des obus ont visé les abords des localités de Labbouné, Dhaïra, Naqoura et Alma el-Chaab, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Plus tard, le président de la municipalité de Meiss el-Jabal a déclaré à notre journal que l’hôpital gouvernemental du village a été la cible de deux bombardements israéliens. Un médecin urgentiste a été légèrement blessé à la jambe par un éclat de verre, a déclaré à L’Orient-Le Jour le docteur Hussein Yassine, le directeur de l’hôpital, suite à ces bombardements. Il a par ailleurs précisé que l’attaque a également endommagé les équipements médicaux de la salle des urgences, brisé de nombreuses fenêtres de l’établissement et laissé un trou dans l’un des murs du bâtiment. Au sein de cette même localité, sept maisons ont par ailleurs été touchées par des frappes. Les habitants avaient déjà évacué leur logement. Dans l’après-midi, les villages de Yarine, Adaïssé, Kfar Kila et Houla ont été bombardés à leur tour. Le président du conseil municipal de Houla a informé L’Orient-Le Jour qu’une femme avait été blessée et évacuée vers l’hôpital gouvernemental du village.
De son côté, le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques, dont trois attaques de drones, l'une d'entre elles ayant visé une caserne de l'armée israélienne. Il a ainsi affirmé avoir visé un groupe de soldats israéliens au niveau de la position de Assi, face au village de Meïss el-Jabal, et deux autres « rassemblements » dans une zone située en face du village frontalier libanais de Marwahine, et une autre position en face du village frontalier de Dhaïra. Dans un communiqué, le parti chiite a affirmé avoir « touché directement sa cible ». Il a également indiqué avoir visé une position israélienne à 14h55 dans le village de Hunin en Israël et avoir également atteint sa cible. Le Hezbollah a publié un autre communiqué indiquant qu’il avait attaqué à 15h25 « avec des missiles guidés » un groupe d’infanterie israélien dans le village israélien de Chtoula et qu’il avait « atteint directement la cible ».
Pour sa part, le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari, a déclaré vendredi qu'Israël « frappait de manière étendue dans le nord », en réponse à trois « infiltrations » de drones. L'armée israélienne a déclaré qu'elle ciblait des positions du Hezbollah après que trois de ses soldats ont été « gravement blessés » par un missile antichar dans le kibboutz de Manara, à la frontière avec le Liban. Elle a ajouté qu'un autre soldat avait été « gravement blessé et un autre modérément blessé par la chute d'un aéronef hostile ayant infiltré le territoire israélien depuis le Liban ».
Cette escalade intervient à l’approche d’un week-end qui s’annonce potentiellement décisif. D’un côté, un sommet très attendu de la Ligue arabe doit se tenir samedi, à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, pour évoquer la guerre à Gaza. En amont, un groupe de 31 députés d’opposition libanais ont publié un communiqué, appelant les pays arabes à « aider le Liban à résister aux tentatives en cours pour le conduire vers l’escalade », en référence aux actions du Hezbollah. Ces élus, issus principalement des blocs des Forces libanaises, des Kataëb et du Renouveau, ont également appelé les pays arabes à pousser pour l’implantation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette décision onusienne a permis de mettre fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël en juillet 2006, et prévoit le déploiement massif de l’armée libanaise au Liban-Sud. En parallèle, samedi également, le secrétaire général du « parti de Dieu » Hassan Nasrallah va prendre la parole à l’occasion de la « Journée des martyrs », huit jours après son premier discours depuis le début des hostilités le 7 octobre. Si, vendredi dernier, le leader chiite se disait satisfait des règles d’engagement actuels, écartant donc une escalade au Liban-Sud, la situation a évolué depuis. D’un côté, les attaques israéliennes se sont intensifiées au Liban, faisant des morts parmi les civils. De l’autre, l’armée israélienne avance à Gaza et affirme être au « cœur » de cette ville palestinienne, bastion du Hamas. Dans ce cadre, vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a affirmé qu’une extension de la guerre est « inévitable en raison de l’intensification de l’agression » israélienne.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Que Abdul machin aille faire la guerre depuis son pays, le notre a déjà assez donné en matière de résistance et d’empathie. Le Liban se retrouve dans un piètre état depuis que l’Iran a armé nos vendus locaux et personne pour défendre les civils libanais qui agonisent à petit feu sans qu’aucun pays ne leur vienne en aide pour les débarrasser des usurpateurs qui affichent leur détermination à anéantir sa démocratie pour la remplacer par un régime autocratique. Les libanais se vident de leur sang à l’indifférence générale du monde parce qu’ils n’ont le don du misérabilisme pratiqué par d’autres
11 h 02, le 11 novembre 2023