C’est avec un sourire ironique que des proches du Hamas commentent l’idée d’envoyer les chefs de cette formation au Liban (et plus particulièrement au camp palestinien de Aïn el-Héloué) pour mettre un terme au conflit actuel à Gaza et dans les territoires occupés. Cette idée qui est en train de circuler dans les médias et qui est attribuée à des sources occidentales ne semble pas, aux yeux des proches du Hamas, d’actualité. En tout cas pour l’instant. Les sources proches de la formation précisent que cette idée s’inspire du départ du chef de l’OLP (à l’époque Yasser Arafat) et de ses principaux lieutenants à bord de bateaux du port de Beyrouth vers Tunis le 30 août 1982, dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban. À ce moment-là, l’OLP avait essuyé une grande défaite face aux troupes israéliennes et cette solution avait été alors trouvée pour éviter que ses chefs ne soient tués si les Israéliens décidaient d’entrer à Beyrouth-Ouest et en particulier dans le quartier Fakhani où Arafat et ses compagnons avaient établi leur quartier général. L’accord avait été négocié par l’émissaire américain de l’époque Philip Habib et exécuté sous la supervision de la Force multinationale composée de soldats américains et français. Après cette défaite, il a fallu des années pour que l’OLP se reconstitue. Selon les proches du Hamas, la situation est totalement différente actuellement. « Ceux qui imaginent une réédition du scénario de 1982 occultent un élément essentiel qui repose sur le fait que le Hamas est gagnant jusqu’à présent », disent-ils.
Selon ces personnalités, le Hamas a commencé à préparer l’opération dite le « Déluge d’al-Aqsa » depuis deux ans, dans le plus grand secret, et sans l’aide du Hezbollah, comme on a tendance à le croire. Le timing avait été reporté à deux reprises, d’abord en raison des troubles internes en Israël, les chefs du Hamas ayant estimé qu’il ne fallait pas donner aux Israéliens une raison pour s'unifier, et ensuite lorsque le Premier ministre israélien a été hospitalisé en juillet 2023.
Pour le Hamas, l’opération qui avait été minutieusement préparée et pour laquelle une équipe spéciale avait été entraînée avait quatre objectifs précis : d’abord, stopper le plan israélien de s’emparer définitivement de la plus grande partie de la mosquée al-Aqsa pour ne laisser aux musulmans qu’un petit espace totalement sous contrôle hébreu. Les incursions répétées des colons dans l’enceinte de la mosquée ne laissaient aucun doute sur les véritables intentions israéliennes. Il fallait donc une action déterminante pour stopper ce processus. Ensuite, il s’agissait de faire bouger le dossier des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes. Ceux-ci étaient près de 5 000 et ils étaient retenus dans des conditions terribles. Le troisième objectif était de remettre sur le tapis la levée du blocus imposé à Gaza et, enfin, le quatrième objectif était d’instaurer de nouvelles règles de la confrontation entre Gaza et les Israéliens, basées sur un nouveau rapport de force, un peu comme ce qui s’est passé à partir de 2006 entre le Hezbollah et les Israéliens.
Toujours selon les proches du Hamas, le timing de l’opération a été fixé au dernier jour des fêtes juives, le samedi 7 octobre, parce que le Hamas avait reçu des informations précises sur l’intention des Israéliens de lancer un plan d’assassinat des chefs du groupe et d’autres personnalités de « l’axe de la résistance », dès la fin de la période des fêtes en Israël. À l’aube du samedi 7 octobre, 1 200 combattants du Hamas ont donc été lancés pour exécuter l’opération prévue. La plupart des combattants n’avaient pas été informés qu’il s’agissait d’un véritable combat. Ils croyaient qu’il s’agissait d’une manœuvre. Une fois sur place, leurs téléphones portables ont été confisqués et ils ont été lancés à l’assaut de ce qu’on appelle « Ghilaf Gaza », autrement dit la région autour de Gaza, peuplée de colonies israéliennes. Toujours selon les personnalités proches du Hamas, les combattants ont été surpris par l’inertie des militaires israéliens. Ils ont ainsi pu aisément paralyser leur système de communications et s’emparer de données importantes. Ils se sont ainsi retrouvés face à une grande opération alors que ce n’était pas ce qui était prévu. L’opération devait en principe durer 4 heures, mais elle a été prolongée parce que les combattants du Hamas ont avancé sans rencontrer de véritable résistance. Au final, 800 d’entre eux sont revenus à Gaza et 400 sont restés sur place, sans aucun contact avec le QG de Gaza. On ne sait pas s’ils sont morts ou s’ils se cachent quelque part dans les territoires occupés.
Toutefois, pour le commandement de Gaza, l’opération « Déluge d’al-Aqsa » est réussie et elle serait en train d’atteindre les objectifs fixés. Certes, la réaction israélienne est d’une violence insoutenable, mais jusqu’à présent, elle n’a pas permis aux Israéliens d’éliminer le Hamas, comme ils déclarent vouloir le faire, ni même d’avoir l’avantage sur les combattants palestiniens. Selon les mêmes sources, ceux-ci attendent de pied ferme une invasion terrestre de Gaza et promettent qu’il y aura encore des surprises qui attendent les soldats israéliens. Pour l’instant, l’armée israélienne a effectué de rapides incursions dans le nord de Gaza, comme s’il s’agissait de tests pour mesurer les défenses du Hamas. « Mais, à chaque fois, le Hamas a montré qu’il était non seulement encore en mesure de se défendre mais aussi d’attaquer », affirment ses sources. Pour elles, il semble que les Israéliens, en dépit de tout l’appui international dont ils bénéficient, hésitent à se lancer dans une offensive terrestre totale. Elles prévoient en tout cas une confrontation de longue durée, qui devrait finalement aboutir à des négociations, dans lesquelles les Israéliens et leurs alliés devront tenir compte du Hamas. « Tout comme le Hezbollah n’a pas été éliminé en 2006, le Hamas ne le sera pas non plus en 2023... » affirment les proches du Hamas.


Ce que la Hamas a voulu achever c'est ce que le Hezbollah a fait avec le Sud. Pousser la population a partir en désespoir d'avoir la paix. En publiant les images de leurs méfaits horribles, le Hamas envoi un message aux Israéliens pour quitter leurs terres. Le Hezbollah utilise cette même méthode depuis 2000 en provoquant de petits conflits au Sud a partir de zones Chrétiennes, Sunnites ou Druzes provoquant des crises économiques successives détruisant les petits commerces de ces régions poussant les gens a partir en raison de leur ras le bol. Le Hezbollah intervient, après avoir provoqué leurs malheurs, en sauveur, soit en les aidant a se remettre debout gagnant leur fidélité et silence, soit en rachetant leurs biens. Résultat, le sud qui avait une population équilibrée s’est retrouvé vidé de la majorité de deux de ses composantes en faveur du Hezbollah qui c'est créé un Hezbollah land a sa taille. La victoire du Hamas est encore loin et ne pourra être évaluée avant longtemps.
09 h 42, le 30 octobre 2023