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Moyen-Orient - Conflit

L’aide humanitaire devrait commencer à arriver vendredi à Gaza

Sunak dénonce comme un « acte de terrorisme innommable et horrible » l’attaque du 7 octobre menée par des commandos du Hamas.

L’aide humanitaire devrait commencer à arriver vendredi à Gaza

Des Palestiniens s’attroupent autour du cratère d’une bombe israélienne qui a frappé une maison à Khan Younès, à Gaza, le 19 octobre 2023. Mohammad Salem/Reuters

L’aide humanitaire tant attendue par les Palestiniens bloqués dans la bande de Gaza devrait commencer à y entrer vendredi, a rapporté jeudi un média égyptien, au 13e jour d’une guerre meurtrière entre Israël et le Hamas qui se poursuit en dépit d’une intense activité diplomatique.

L’armée israélienne a continué jeudi de pilonner la bande de Gaza, en riposte à l’attaque sans précédent menée le 7 octobre sur le sol israélien par le mouvement palestinien Hamas qui règne sur ce territoire d’où des roquettes ont été tirées également sur Israël.

Plus de 1 400 personnes ont depuis été tuées sur le territoire israélien par les hommes du Hamas, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l’attaque, selon les autorités israéliennes. Selon l’armée israélienne, environ 1 500 combattants du Hamas ont été tués dans la contre-offensive ayant permis à Israël de reprendre le contrôle des zones attaquées. Le nombre d’otages du Hamas a été revu à la hausse à 203 personnes jeudi.

Côté palestinien, plus de 3 700 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans les bombardements incessants menés en représailles par l’armée israélienne, selon un dernier bilan des autorités locales.

La chaîne égyptienne AlQahera News affirme que le point de passage de « Rafah (entre l’Égypte et la bande de Gaza, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël, NDLR) ouvrira demain » vendredi, sans donner plus de détails sur l’aide qui passera.

Au Caire, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a plaidé jeudi pour « un accès humanitaire rapide et sans obstacle » de l’aide humanitaire à Gaza, appelant à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat ».

Le président américain Joe Biden, qui était en visite mercredi en Israël, avait affirmé avoir obtenu du président égyptien Abdel Fattah el-Sissi de « laisser jusqu’à 20 camions traverser », un nombre totalement insuffisant selon l’OMS.

Les convois d’aide humanitaire, qui doivent se rendre sur cette langue de terre exiguë où vivent 2,4 millions de Palestiniens, sont bloqués depuis des jours au point de passage de Rafah, le seul à ne pas être contrôlé par Israël.

« C’est dur depuis trois nuits, mais la nuit dernière a été la plus dure », a déclaré jeudi une habitante de la ville de Gaza, Umm Mohammad Abu Ziada.

La première femme élue au bureau politique du Hamas, Jamila Chanti, a été tuée dans un raid israélien dans la bande de Gaza, a annoncé le mouvement islamiste palestinien jeudi. Jamila Chanti, qui était âgée de 64 ans, a été tuée dans un raid mené mercredi soir par l’armée israélienne à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, a précisé le Hamas.

Jusqu’à 20 camions

Des quartiers entiers ont été rasés et se retrouvent sans eau, sans nourriture ni électricité, et plus d’un million de personnes ont été déplacées après le siège imposé par Israël le 9 octobre à Gaza, déjà soumise à un blocus terrestre, maritime et aérien depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

Au terminal de Rafah entre l’Égypte et Gaza, des Égyptiens ont réparé jeudi les dégâts des bombardements israéliens en vue du passage des camions d’aide, selon des témoins. Et des dizaines de personnes se sont rassemblées dans l’espoir d’une réouverture du point de passage.

« On est prêts avec nos sacs », assure Mohammad, 40 ans, qui travaille pour une institution italienne et attend depuis trois jours avec sa famille de pouvoir partir.

« Nous voulons faire passer autant de camions que possible. Il y en a je crois 150 environ », a déclaré mercredi soir le président américain. Mais « si le Hamas ne les laisse pas passer (..) alors ce sera fini », a-t-il averti.

Mercredi, M. Biden avait mis Israël hors de cause pour la frappe meurtrière contre l’hôpital al-Ahli Arab de Gaza, dont l’armée israélienne et le Hamas se renvoient la responsabilité. Cette frappe a fait au moins 471 morts parmi des déplacés du conflit qui s’abritaient dans l’enceinte de l’hôpital, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien. Probablement beaucoup moins, a toutefois affirmé un haut responsable européen du renseignement qui évalue à « quelques dizaines » le nombre de morts de cette frappe mardi soir. Un porte-parole de l’armée israélienne a également contesté le nombre avancé par le Hamas : « Où sont tous les corps ? » a-t-il dit. Des photos et vidéos montrent des dizaines de corps dans des draps, des sacs mortuaires noirs ou sous des couvertures.

Joe Biden, qui assure avoir des éléments probants venant du Pentagone, a parlé d’une « roquette hors de contrôle tirée par un groupe terroriste à Gaza », se faisant écho de la version israélienne.

« Preuves »

Israël a affirmé avoir des « preuves » de la responsabilité du Jihad islamique, un autre mouvement palestinien, dans la frappe sur l’hôpital. Un porte-

parole de l’armée israélienne, Jonathan Conricus, a répété que ce n’était « pas une bombe israélienne car il n’y a pas de cratère sur les photos », lors d’un point de presse dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon le Jihad islamique, un groupe allié du Hamas, classé comme lui organisation terroriste par les États-Unis, l’Union européenne et Israël, c’est une bombe larguée par un avion de l’armée israélienne qui a causé la tragédie.

Sur le plan diplomatique, plusieurs pays s’activent pour éviter un embrasement régional. En visite en Israël, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a exprimé jeudi son soutien à ce pays, mais a appelé à accélérer l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza. À son arrivée à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, il a dénoncé comme un « acte de terrorisme innommable et horrible » l’attaque du 7 octobre menée par des commandos du Hamas venus de Gaza. « Je me tiens avec vous contre le fléau qu’est le terrorisme », a-t-il écrit sur X.

Le président égyptien et le roi Abdallah II de Jordanie ont réclamé l’« arrêt immédiat » du conflit dans la bande de Gaza tout en accusant Israël d’infliger à ce territoire une « punition collective » visant à « affamer » les Palestiniens et à les « forcer au déplacement », selon Amman. Ces deux pays, qui ont souvent joué les médiateurs entre Israéliens et Palestiniens, mettent en garde depuis plusieurs jours contre un « déplacement forcé » de Palestiniens sur leur sol.

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a entamé de son côté jeudi une nouvelle tournée au Proche-Orient.

Tensions en Cisjordanie

Parallèlement, les forces israéliennes ont tué jeudi sept Palestiniens en Cisjordanie occupée, a rapporté le ministère palestinien de la Santé. Au moins 73 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par les forces israéliennes ou des colons israéliens depuis le 7 octobre. Quatre personnes ont été tuées « lors d’une attaque de l’occupation (Israël) dans le camp de réfugiés de Nour Shams (Nord) », a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué. Il avait plus tôt annoncé la mort d’un adolescent de 16 ans dans ce même camp. Ailleurs, un adolescent de 17 ans a été tué par balle dans le camp de Dheisheh, près de Bethléem, et un homme de 32 ans a été tué à Budrus, à l’ouest de Ramallah.

Enfin, Israël a demandé à ses diplomates en poste en Turquie de quitter le pays par « mesure de sécurité », a indiqué jeudi une source proche du dossier. « Il s’agit d’une mesure temporaire et qui devrait être de courte durée », a insisté cette source qui a refusé d’être citée.

Source : AFP

L’aide humanitaire tant attendue par les Palestiniens bloqués dans la bande de Gaza devrait commencer à y entrer vendredi, a rapporté jeudi un média égyptien, au 13e jour d’une guerre meurtrière entre Israël et le Hamas qui se poursuit en dépit d’une intense activité diplomatique.L’armée israélienne a continué jeudi de pilonner la bande de Gaza, en riposte à l’attaque sans précédent menée le 7 octobre sur le sol israélien par le mouvement palestinien Hamas qui règne sur ce territoire d’où des roquettes ont été tirées également sur Israël.Plus de 1 400 personnes ont depuis été tuées sur le territoire israélien par les hommes du Hamas, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l’attaque, selon les autorités israéliennes. Selon...
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