Le drapeau iranien devant le siège de l'AIEA à Vienne, le 24 mai 2021. Photo REUTERS/Lisi Niesner
Pour le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, "évoquer le rôle de l'Iran vise à détourner l'opinion publique et à justifier les éventuelles prochaines actions" d'Israël. "Les accusations et les déclarations liées au rôle de l'Iran sont fondées sur des motifs politiques et visent à justifier la lourde défaite du régime sioniste et à réparer l'image défaillante du régime sioniste", a-t-il insisté.
"Nous n'avons aucun rôle dans la prise de décision d'aucune nation, y compris la Palestine", selon lui. L'Iran a été l'un des premiers pays à apporter son soutien à l'attaque surprise et massive lancée samedi par le Hamas qui a déjà fait plus de 1.100 morts des deux côtés. La mission permanente de l'Iran à l'ONU avait affirmé dans la nuit de dimanche à lundi que Téhéran n'était "pas impliqué dans la réponse de la Palestine", réfutant des informations publiées par le Wall Street Journal. M. Kanani a averti que "quiconque menace l'Iran doit savoir que toute action stupide entraînera une réponse dévastatrice". Le président Ebrahim Raïssi a déclaré dimanche que l'Iran soutenait "la légitime défense de la nation palestinienne" et appelé "les gouvernements musulmans" à affirmer aussi leur soutien.
M. Raïssi s'est entretenu par téléphone séparément avec les chefs des mouvements armés palestiniens Hamas, Ismaïl Haniyeh, et Jihad islamique, Ziad al-Nakhala, qu'il avait accueillis séparément en juin à Téhéran. Un haut responsable américain avait indiqué samedi qu'il était "trop tôt pour dire" si l'Iran était "directement impliqué" dans l'offensive lancée par le Hamas. Il a toutefois ajouté qu'il n'y avait "pas de doute" sur le fait que le Hamas était "financé, équipé et armé" entre autres par le régime de Téhéran.


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