Le comité France du Bloc national organise une conférence dont le titre est Beyrouth, capitale de l’impunité ? (2e édition) Explosion du port de Beyrouth, le 23 septembre à 16h au Comet Meeting, place des Victoires, 12 rue du Mail, 75002 Paris.
La conférence sera modérée par Dalal Mawad, journaliste et auteure de All She Lost (un livre autour des explosions du 4-Août), et réunira Ramzy Kaiss, chercheur à Human Rights Watch, Ziad Majed, chercheur et politologue franco-libanais, professeur à l’Université américaine de Paris, et Marie Jo Sader, journaliste d’investigation et reporter.
En effet, trois ans après l’explosion du port de Beyrouth, la justice et la vérité se font encore attendre. L’enquête nationale est complètement à l’arrêt depuis janvier 2023. Le 3 août 2023, 300 ONG, incluant Human Rights Watch et Amnesty International, ainsi que des familles de victimes ont renouvelé leur appel à la formation d’une commission d’enquête internationale. Et pourtant, cette commission n’a pas encore vu le jour ! Qu’est-ce qui empêche sa mise en place ? Qui la bloque ?
En 2005, après l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et 22 autres personnes, le secrétaire général du Conseil de sécurité des Nations unies Kofi Annan envoya aussitôt au Liban une mission chargée d’enquêter sur les circonstances, les causes et les conséquences de l’attentat du 14 février. Cette commission a rendu un rapport dans lequel elle estimait qu’une enquête internationale serait indispensable pour découvrir la vérité sur cet attentat.
Pourquoi la catastrophe du 4 août 2020 n’a pas connu le même traitement ? Pourquoi aucun pays membre des Nations unies n’a encore pris l’initiative de soumettre cette demande au Conseil des droits de l’homme de l’ONU ? Ce dernier traitera-t-il cette catastrophe lors de ses prochaines réunions ? Y aura-t-il un de ces jours une action internationale qui brisera cette culture de l’impunité au Liban ?


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