Le logo de la FIBA sur un panneau de l'Indonesia Arena de Djakarta. Yasuyoshi Chiba/AFP
États-Unis, Espagne, France, Australie... voire un invité surprise ? En l'absence des stars américaines, plusieurs équipes peuvent prétendre remporter le Mondial de basket, qui s'ouvre dans les îles d'Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie et archipel japonais d'Okinawa) ce vendredi.
Le successeur de l'Espagne, sacrée en 2019 en Chine, sera couronné le 10 septembre à Manille à l'issue d'une compétition qui confirme l'expansion effrénée de la fédération internationale vers l'Asie, avant une édition 2027 organisée au Qatar.
Les Américains entendent bien retrouver le sommet, après avoir été éliminés en quarts de finale par la France il y a quatre ans.
Mais ils devront pour y parvenir faire sans leurs stars NBA (Curry, James, Lillard, Davis, Tatum), qui ont comme souvent boudé la compétition, à laquelle ont également renoncé plusieurs autres vedettes, blessées (comme le Grec Giannis Antetokounmpo) ou fatiguées (à l'instar du Serbe Nikola Jokic et du Canadien Jamal Murray, champions NBA 2023 avec Denver).
Le sélectionneur américain Steve Kerr, quadruple champion NBA avec les Golden State Warriors, est dès lors à la tête d'un groupe jeune et talentueux, composé des All Stars Anthony Edwards (Minnesota Timberwolves), Tyrese Haliburton (Indiana Pacers) et Jaren Jackson Jr (Memphis Grizzlies), ou du rookie de l'année Paolo Banchero (Orlando Magic).
Un groupe « affamé et en pleine ascension » selon Kerr, « qui travaille dur tous les jours » et « peut former une équipe en peu de temps ». Outre son vécu collectif, un doute entoure son adaptation au basket FIBA et au défi qui lui sera proposé dans la raquette, même avec la présence dissuasive de «JJJ » (Jackson Jr), élu meilleur défenseur de la saison NBA.
Les États-Unis demeurent favoris, selon le capitaine français Nicolas Batum : « Ça reste, sur le papier, le plus bel effectif à chaque fois, si on regarde joueur par joueur. »
La France, justement, a de sérieux atouts (Gobert, Fournier, Batum, Yabusele) à faire valoir, même sans son prodige Victor Wembanyama, qui a renoncé au Mondial pour se concentrer sur sa première saison NBA après avoir été choisi en première position de la draft par les San Antonio Spurs.
La France avance à découvert
Les Bleus, médaillés de bronze lors de l'édition 2019 en Chine, finalistes des JO 2021 puis de l'Euro 2022, visent cette fois clairement un premier titre mondial, avec davantage d'expérience et quasiment au complet.
« Oui, j’ai envie de gagner cette Coupe du monde. Mais je ne suis pas sûr que le clamer haut et fort aide l’équipe à y parvenir », lance Vincent Collet, sélectionneur de la France qui a seulement trébuché en préparation contre l'Australie (78-74).
Les « Boomers », justement, sont l'un des autres sérieux candidats au titre, même sans Ben Simmons (Brooklyn Nets) et la taille de Jock Landale (Houston Rockets ) : demi-finalistes en 2019 puis médaillés de bronze aux JO 2021, ils seront emmenés par les expérimentés Patty Mills (Atlanta Hawks) et Joe Ingles (Orlando Magic).
Le tenant du titre espagnol semble lui diminué par l'absence de ses deux meneurs d'expérience, Ricky Rubio et Lorenzo Brown, mais peut compter sur les frères Willy et Juancho Hernangomez, ses vétérans (Fernandez, Llull, Claver) ainsi que son incroyable vécu collectif orchestré sur le banc par Sergio Scariolo.
Derrière ces quatre favoris, quelques équipes peuvent prétendre jouer les trouble-fêtes, comme le Canada (Gilgeous-Alexander, RJ Barrett) ou l'Allemagne (Schröder, les frères Wagner), lors d'une compétition qui décernera sept billets directs pour les JO 2024.
Le successeur de l'Espagne, sacrée en 2019 en Chine, sera couronné le 10 septembre à Manille à l'issue d'une compétition qui confirme l'expansion effrénée de la fédération internationale vers l'Asie, avant une édition 2027 organisée au Qatar.
Les Américains entendent bien retrouver le sommet, après avoir été éliminés en quarts de finale par la France il y a quatre ans.
Mais ils devront pour y parvenir faire sans leurs stars NBA (Curry, James,...

